Merci de respecter mes mots et mes images en ne les empruntant pas sans m'en parler avant...

samedi 31 décembre 2016

Innovation !

Les fêtes sont arrivées si vite que je ne vous ai rien souhaité alors que j'ai pensé à vous. J'avais même commencé un article par "que c'est bon, chaud, doux" parce que j'ai eu droit à un cadeau avant l'heure du papa Noël : un grand moment de partage avec le jeune homme alors que je ne pensais pas qu'il serait disponible à cette période-là.
Et puis cette toute fin d'année se fait en compagnie de Mr Etat grippal, ce qui amène de l'imprévu. Ce soir, la grippe se transforme en gros rhume (et mon corps qui aime toujours n'en faire qu'à sa tête a décidé qu'un simple traitement paracétamol - ibuprofène c'était déjà trop pour lui...) : ouf; j'ai quand même pu faire un ptit repas sympathique. Et je termine l'année portée par le regard tendre du jeune homme qui, bien que fiévreux et fatigué (état grippal en même temps que moi !), s'est préoccupé de me savoir seule le 31.

Je reviens bientôt pour les vœux de belle année, promis !

lundi 19 décembre 2016

Dix fins d'année

Dix novembre, dix décembre... j'ai hésité à relire : les fins d'année sont bien trop les mêmes depuis 10 ans.
10 noëls qu'il me manque un frère. 10 noëls sans petits-enfants qui agrandissent la famille.
10 anniversaires et réveillons sans être en couple.
Tout cela me cisaille le cœur.
Mais en relisant, j'ai trouvé des premières fois : le premier livre il y a dix ans, les premières dédicaces, le premier salon, les premières cartes, le premier roman il y a un an. Les lumignons sur un balcon.
Et puis, au milieu des douleurs, j'ai trouvé des mots qui dessinent un parcours de survivante, des pas qui cherchent l'équilibre sur un chemin compliqué : la vie est une poésie qui rime en sens étourdi ; suivre le sillage des "je peux" ; croire en ma boussole ; continuer à avoir foi en mon instinct, toujours.
Et puis en 2014, un autre mouvement, qui va de paire avec le travail psycho-corporel.
Deux mois d'automne comme une mue : l'acuité de mes ressentis ; l'apprentissage d'une tranquillité inconnue qui devient socle là où les angoisses prenaient racines ;  la certitude au fond que les choses vont au bon rythme ; de la place libre pour des audaces qui me correspondent ; des rêves que je m'autorise sans oublier pour autant ma réalité ; la découverte que l'énergie, ce n'est pas seulement une capacité physique... Ce que je trouve au fil de mes explorations est d'une richesse qui me bouleverse, une richesse sans signe extérieur, que je vis touche par touche.
Un mouvement qui va aussi de paire avec un jeune homme, coiffeur de son état. Les mots de 2015 sont toujours d'actualité : Il y a le jeune homme, une relation qui grandit et qui me grandit. Il y a, quand je relis les mots laissés sur ce blog, la certitude qu'une rencontre qui crée un tel sentiment est un trésor à savourer comme tel même s'il n'est pas l'amour désiré.

Finalement, dix fin d'années qui sont avec les mêmes manques mais avec des joies et des réussites en plus.

lundi 12 décembre 2016

Comme un sapin...

... puisqu'il parait que cette photo peut être un cadeau. :-)


jeudi 8 décembre 2016

Les sourires du 8

Le 8 décembre me fait sortir de mon silence bloguesque !
C'est la première fois que n'étant pas sortie, j'ai quand même le sourire.
J'ai le sourire parce que mon voisinage a  mis des lumignons aux fenêtres donc j'en vois de chez moi.
J'ai le sourire parce que j'aime bien le sapin que j'ai fabriqué à partir de branches que je trouvais petites mais que j'ai eues gratuitement.
J'ai le sourire parce la soirée de demain qui s'annonce et s'organise naturellement m'inspire confiance et joie, même s'il y a des préparatifs imprévus : mes amis vont coucher chez moi.
J'ai le sourire parce que ce matin, j'ai revu quelques minutes le jeune homme après une longue interruption (15 jours ! Heureusement qu'à notre dernière rencontre, j'étais restée plus de 2h30 en sa compagnie ! Même être seulement à ses côtés pendant qu'il travaille est un grand kif de douceur...) : un ptit partage de plus qui fait chaud.


lundi 21 novembre 2016

Ce qui a changé

3 semaines sans kiné, dont une sans aucun soignant et deux grosses journées de travail, une météo tempêtueuse et... le bilan de la séance du jour est : "ce n'est vraiment pas une cata." !!! Mon corps et moi, nous avons donc su faire.

Au salon hier des inconnus qui se sont arrêtés à mon stand pour discuter de mes livres sont revenus plus tard m'en prendre un !! C'est la première fois que je réussis cette prouesse commerciale, hi hi ! 
Une personne m'a dit "vous faites quoi ? de la poésie ? Ça ne m'étonne pas, vous dégagez beaucoup de douceur." alors que j'ai seulement dit "bonjour"...

Je me détache du premier roman, le deuxième prend lentement mais sûrement une place...

Je me positionne différemment face à mes amis : j'ai lâché prise sur la peur de perdre parce que j'exprime mes ressentis... je me respecte comme dirait ma Jen.

J'ai dit à haute voix devant le jeune homme "j'ai beaucoup de plaisir à te voir". Comme ça, sans réfléchir.

mercredi 16 novembre 2016

Cette semaine

Une semaine sans soignant d'aucune sorte (hors vacances, je ne sais pas depuis combien de temps ça ne m'était pas arrivé !) et avec deux grosses journées de travail : une formation hier pour éplucher dans la bonne humeur le casse-tête administratif lié au statut de l'auteur et ses multiples activités annexes ; un salon dimanche où j'ai hâte d'aller. Entre ? Du repos, un restau d'anniversaire avec une amie, probablement du cinéma, et le jeune homme selon ce que son travail nous laissera comme temps à partager.

mercredi 2 novembre 2016

L'effet délicieux

Une semaine en Corse à savourer presque chaque minute de paysage (et le miel, la charcuterie, les pâtisseries, le vin...), 15 jours à ne pas voir le jeune homme... et j'avais oublié le délicieux effet qu'il me fait, cette douceur joyeuse qui me donne envie de partager encore et encore et encore avec lui..

mardi 1 novembre 2016

Dix mois d'octobre

(le mois est passé vite...)
10 ans de blog ! Relire ce que j'ai dit chaque mois d'octobre...

De la bataille. Tellement de douleurs...
Une belle photo de moi, venue d'un joli mariage, qui m'accompagne encore sur mon chemin  d'écrivain.
Des spectacles.
De la cuisine.
L'ex-prince. Un autre amour lointain.
L'anniversaire qui approche, mon âge qui avance sans que ma situation ne change... Ce destin qui m'éloigne des autres parce qu'il n'est pas dans le cadre... 
Deux cyclamens pour inaugurer mon balcon.
Le décès d'une grand-mère. Son appartement vidé. Et puis une autre année, l'appartement de l'autre grand-mère vidé aussi : elle n'a plus qu'une chambre de maison médicalisée.
Des bottes, du vernis rouge, une petite robe, de la lingerie, un haut classe et sexy...
Une confiance, une assurance qui grandit au fil des rencontres. 
Une phrase comme un leitmotiv : "peu importe le temps qu'on met, la vitesse du navire... aller chercher l'étoile, toujours."
Puis en 2014, "le cap a changé" : une nouvelle orientation, un nouveau nom de blog, ce début de boussole :
Explorer plutôt qu'accomplir.
Accorder plutôt que combattre.
Inventer.
Et toujours, aimer. 
Et l'année d'après, le défi de la douleur est toujours là mais "Je vis cependant avec beaucoup plus d'intelligence et de plaisir avec mon corps : il n'est plus mon ennemi mais mon compagnon." Le travail psycho-corporel me montre que rien n'est figé, que mon corps nettoyé fait un espace vierge, qu'il y a de la place pour ce qu'il ne connait pas : l'apaisement, le moins de souffrances.
Il y a la douceur de faire connaissance avec le jeune homme. Mon cœur qui sourit d'amour.
Et tout du long, en fil conducteur, l'écriture.
En 2007, ces mots : "Sentir des personnages se créer et me tenir la main... Par morceaux, quelque chose se construit, qui fera peut-être un livre, si l'histoire tient la route, si les mots de la langue suivent, si... J'aime cette sensation. Avoir le projet d'un univers à mettre en mots, pour un roman, je découvre. Et j'aime.Je suis curieuse de ce à quoi je vais aboutir. Je prends un chemin où je dépose mes cailloux, ramasse des feuilles pour les poser plus loin sur de la mousse... je ne sais pas comment sera le chemin quand je me retournerai avant de bifurquer pour ailleurs. J'aurai repeint le paysage à ma sauce...Que donnera-t-il ? J'aime cette incertitude. J'aime ce flou sur lequel je pose lentement mes touches de couleurs pour un tableau qui s'impose à moi mais dont je ne sais rien en réalité. Je ne peux pas ne pas écrire cette histoire. Elle a besoin d'exister. J'aime cette certitude qui vient de nulle part. Être écrivain, c'est cela ? Ça me rend heureuse."
En 2014, le début d'un projet de 2e roman qui nécessite des recherches.
En 2016, la parution du 1er roman. Le tumulte d'émotions qui va avec.
En ce mois d'octobre où je n'ai pas écrit ici, il  y a eu des sensations physiques différentes : un vrai sentiment de douleurs moins présentes, moins fortes ; une fatigue importante, un corps qui prend de nouvelles marques...
Il y a eu le jeune homme avec qui j'ai partagé plus que jamais, avec des jours où sur son invitation je ne partais plus du salon (j'espère que cela va continuer, et plus si affinités, en novembre...).
Et pour terminer le mois, la chance de découvrir la Corse, avec voyage en bateau. (J'essaie de revenir vite avec quelques photos... c'est beaaaauuu la Corse !)


vendredi 7 octobre 2016

Dix mois de septembre

(oui, je sais, nous sommes en octobre...)
10 ans de blog ! Relire ce que j'ai dit chaque mois de septembre...

Il y a l'écriture. Beaucoup. Des refus d'éditions, des bonnes nouvelles. Mes premiers droits d'auteur. De la création. Et l'étrange impression de voir naitre au milieu de mes mots le personnage de mon roman, lire combien ma vie a été le terreau...
Il y a la douleur, la fatigue. Beaucoup. En 2012, je dis "il faut que j'invente une autre manière de vivre ma vie, de l'aimer surtout. Sinon la douleur va gagner."
Il y a les défis. Le cours de danse orientale en 2006 qui se transforme en cours de pilates, cours qui continue. L'association. Des IRM qui se terminent bien.
Il y a de la cuisine, des livres, des spectacles, du foot (mon 1er match au stade !), des moments d'amitié, un séjour en bord de Manche. 
Il y a ma grand-mère / marraine qui perd des forces, tellement, mais la vie s'accroche.
Il y a un autoportrait en 2012 qui n'a pas changé : "J'ai de l'oursonne le goût du miel, et de la grenouille la sensibilité météorologique, j'ai du félin le caractère farouche, et du phénix la capacité de me relever, j'ai la vache en clin d'oeil amical (et un lapinou sur une nuisette d'hiver), j'ai du petit rat le plaisir des livres et de la danse, et de la tortue, sa lenteur tenace."
Il  y a l'oscillation entre la confiance, l'attente, l'angoisse, la recherche de tempo. Quelque chose d'immuable de septembre en septembre.
Il y a cette année l'accompagnant psycho-corpo qui m'apprend à entendre mes émotions, à les accueillir avec bienveillance.
Il y a l'ex-prince ami que je retrouve, et puis qui fuis. Il y a un amoureux lointain. Il y a maintenant le jeune homme. Je ne suis toujours pas en couple mais les mots de 2014 - "Plus nous faisons connaissance, plus je trouve de raisons de l'aimer." - et de 2015 - "Il a un sourire qui s'épanouit directement sur mon cœur [...] C'est si bon qu'il existe, ce jeune homme..." sont toujours autant d'actualité. Hier, il m'a offert un moment douceur qui me donne envie de mettre des cœurs partout.

dimanche 25 septembre 2016

Mieux-être

J'expérimente, je découvre, je comprends, j'apprends.
Ce n'est pas facile mais c'est riche. C'est mon chemin de mieux-être.

mercredi 14 septembre 2016

3 - 0 !

3 - 0 au premier match de Ligue des champions pour l'OL qui certes, jouait à domicile contre le plus facile du groupe mais au vu des derniers matchs en championnat, ce n'était ps gagné !

3 - 0 pour terminer une belle journée, d'autant plus belle que les précédentes m'ont demandé beaucoup de patience : je travaille ma confiance en l'à-venir et le lâcher-prise.
Une belle journée où j'ai trouvé de quoi m'habiller, où je me suis fait plaisir même si ce n'est pas raisonnable, où j'ai pu trouver un territoire commun avec l'amie perdue et me protéger sans pour autant m'enfermer dans  ma carapace. Une belle journée où le jeune homme m'a encore donné ce sentiment si doux d'être précieuse : nous continuons à nous découvrir, nous rapprocher, j'aime cela.

Un mercredi festif qui fait du bien.


mercredi 7 septembre 2016

Rentrée

Je suis rentrée mais je tourne autour des mots pour reprendre ici...
Il y a la poursuite des belles choses comme ma relation avec le jeune homme, la poursuite des choses nécessaires comme prendre soin de mon corps.
Il y a les constats difficiles à faire, les décisions à prendre.
Il y a l'énergie que j'ai besoin de mettre dans trois orientations : mon chemin d'écriture, mon bien-être, ma vie amoureuse. Et le tâtonnement qui va avec.




mardi 2 août 2016

Pause

L'appart a un air rangé-propre (oui, un air seulement...), les bagages sont prêts, j'ai dit "au revoir" à Hugh (il a fallu 3 tentatives mais ça valait le coup, hihi !)... le blog est donc en pause, et je souhaite une belle suite d'été à celles ou ceux qui passent par ici.

dimanche 31 juillet 2016

Pré-vacances

Je me suis mise au repos. Le vrai. Pas la pause contrainte et forcée pour pouvoir continuer, non, le repos comme un cadeau qu'on s'offre. Le temps libre. La pause choisie.
Oui, ces jours, je m'offre le repos comme un cadeau pour toutes les batailles passées.
Je vais au ciné et je lis.
Je m'occupe des quelques obligations (préparatifs d'avant départ essentiellement) par petites touches.
Je vagabonde au gré de mes envies.
Sans pression de réussite. Sans pression de "je dois faire ça pendant que je vais bien". Sans rendez-vous de soignant.
J'intègre le chemin parcouru, le renouveau. Je nourris probablement la suite.
Je m'affranchis.
Je m'offre le temps libre et posé.





jeudi 21 juillet 2016

10 mois de juillet

10 ans de blog !
Relire ce que j'ai dit chaque mois de juillet...

Ça commence comme une bouteille à la mer en ouvrant le blog : je me sens "étrangère" avec ma vie pas comme les autres.

Il y a le manque d'amoureux. Et des regards, présences d'homme : le boulanger, l'ex-prince, un lecteur de blog, l'amoureux de loin, le coiffeur.
Il y a les douleurs, la fatigue. En 2014 , enfin, « comme une respiration possible, un espace que je n'avais plus. Reste à installer ça dans la durée ».
Il y a l'écriture. Le roman (dés 2006!), des collages, des poèmes, chercher un éditeur pour le témoignage, pour l'histoire pour enfants qui atterrit, un autre mois de juillet, dans les doigts d'une fille qui dessine. Un salon. Un nombre de ventes pour le témoignage. Puis pour le recueil de poésie sensuelle. L'annonce que le roman a un éditeur.
Il y a des livres et des films. De la musique.
Le feu d'artifices.
La paralysie faciale. L'évolution physique. Dés 2006. « Ce petit rien qui ne devait jamais arriver : si je me concentre, j'ai un sourire symétrique. » L'examen (EMG) en 2009, le changement de kiné.
Il y a des allers et retours dans le passé. Des bilans.
Des muffins.
Une amie qui a un bébé. Une autre qui part loin.
Des fêtes de famille.
Ma grand-mère perdue dans le poids de son grand âge, sans sourire une année, avec sourire l'année suivante.
Des préparatifs de changements d'air.
Un nouvel appartement. Une nouvelle imprimante. Un lit double.

Il y a les mots qui dessinent un chemin.
« Semer, ouvrir. Récolter. »
« J'étais nue sous ma carapace : il ne suffit pas d'un « vas-y », c'est long d'endosser les vêtements qui nous vont. A l'été 2008, je suis de plus en plus, de mieux en mieux, dans ma peau de corsaire écrivain funambule. »
« Guérir l'été, c'est être libérée du carcan d'une peur diffuse […] ranger en route les images et les mots violents d'il y a 14 ans. »
« J'ai soif de nouveaux souvenirs ».
« Faire équipe avec mon corps. Compter sur l'énergie gagnée au fil des expériences. […] J'ai commencé funambule, j'ai viré funambule – capitaine, je crois que je deviens de moins en moins funambule et de plus en plus capitaine. »
« Ouverture, le mot hérité de la séance de psycho-corpo ce matin. »

Aujourd'hui, au milieu de la fatigue, de ce que transporte toujours un peu le mois de juillet, je ne me sens plus funambule, en bataille pour garder l'équilibre, je me sens capitaine. Avec des manques et des rêves.
Prête pour le présent, tel qu'il sera.
Mardi à la séance de psycho-corpo, j'ai comme laissé partir la fatigue ancienne, la fatigue accumulée parce que j'ai quand même mené de sacrées batailles en 10 ans, et puis ce qui me servait de protection : je ne suis plus nue sous la carapace. Je me sens riche et vivante. Capable de me protéger sans bouclier de 3 tonnes.

jeudi 14 juillet 2016

Un pas dans l'histoire

Il...
Il a franchi la barrière invisible, cette limite qui tenait notre relation dans le cadre du salon, malgré la fréquence de nos échanges, et leur intimité.
Il m'a invitée à entrer dans son réseau "virtuel". Il m'a donné accès à cet espace, et accède dans le même temps au mien. Il me donne à voir ce qu'il montre à d'autres, ce qu'il échange avec d'autres. 
Je découvre que je lui connais plus de facettes que ce profil "réseau social" si éloigné du mien.

Je suis curieuse de voir la suite de l'histoire.
Je suis touchée par une émotion intense, immense. Je me rends bien compte que ce n'est pas une demande en mariage mais l'émotion est là. Et elle est belle.
Le dernier moment passé ensemble, la conversation avait un ton plus "familier", plus "proche". Avec toujours cette sensation d'une tendresse enveloppante. Ce sentiment joyeux d'être à ma place.
D'ailleurs, il y a un "nous" qui vient parfois sur mes lèvres... Que je m'autorise à dire...
En plus, il a les mêmes analyses sur le foot que moi, hi hi.

dimanche 10 juillet 2016

Inventaire

Le sourire de ma grand-mère, une séance psycho-corpo encore incroyable, une demi-finale de foot palpitante, de la solitude triste, un lit double dans ma chambre, une carte de vacances qui parle météo sans poser aucune question amicale, une reprise du chemin d'écriture par la poésie sensuelle, une nouvelle carte-collage, le partage avec le jeune homme toujours joyeux mais toujours sans sortir du cadre du salon, un pied de tomates cerises qui a l'air de se plaire alors qu'il a failli casser, des travaux annoncés dans la rue, un bouquet de jardin (marguerites et rhododendron), de la fatigue, un livre que je voudrais lire plus vite, du papotage sympathique grâce à internet, des dates de salon pour l'année prochaine, de la chaleur, l'espoir de vivre la finale de foot dans un village de campagne échoué sur un horaire de train, un commentaire ravi de lectrice inconnue sur le roman, de la solitude triste, mon pote qui pensait venir sur Lyon terrassé par la chaleur, et... une victoire de la France ?

lundi 27 juin 2016

La chance

Hier, dans le stade magnifique de l'OL, où nous avons eu de l'air et de l'ombre et une ambiance de supporters cools et motivés, nous étions du côté de la cage où il y a eu tous les buts, et nous avons eu peur et vibré. Le kif !

Aujourd'hui, dans une boite à livres très remplie, j'ai trouvé la suite (sous plastique !) d'un livre que j'ai découvert et aimé il y a quelques mois, et étoffé ma "collection" des éditions Verdier (manifestement, les bibliothèques ne gardent pas ces livres aux écritures toujours singulières).

dimanche 26 juin 2016

Aujourd'hui

Me réveiller avec cette phrase : ne pas lutter, prendre ce qui est présent dans le corps, l'accueillir comme c'est, sans juger. Les émotions, les difficultés, les tensions.

Combien d'expériences sont l'occasion pour moi de mettre à plat les schémas intégrés ? Depuis que j'ai poussé la porte d'un salon de coiffure, et celle d'un accompagnant psycho-corporel, ça n'arrête pas. Depuis que j'ai pris ces mots en boussole, mots qui ont tracé un fil d'Ariane en se déroulant (cf. l'intention-résolution de janvier 2015 et celle de 2016). Ça n'arrête pas mais surtout, ça a pris une autre voie. Parce que ma vie, au fond, n'est qu'expériences qui mettent à plat les schémas, bouleversent les cases... Une autre voie, une autre voix... 
Mes "bagatelles buissonnières" sont des "petits riens" qui me transforment, elles ont l'importance de ce qu'un enfant trouve sur le chemin.

Aujourd'hui, je vais découvrir le grand stade tout neuf où jouent mes ptits lyonnais. Un ami qui aime ces grandes ambiances de fête, et qui est chanceux (tirage au sort pour avoir des places), m'a offert de l'accompagner. Je vais donc voir en vrai les supporters irlandais, ceux qui font voir qu'on peut boire beaucoup et aimer le foot et donner le sourire. Je vais donc jouer à la supportrice bleue. Entendre chanter et s'enthousiasmer (j'espère que le match sera moins soporifique que ceux d'hier...), vibrer, un grand nombre de personnes ensemble. Découvrir comment ça fait en vrai d'être dans ce moment-là.

Et vivre cela comme je suis. Avec mon corps comme il est, dans cette journée d'été rafraichie.

*J'avais mobilisé les bisounours pour le match contre la Suisse, qui avait une incidence sur l'équipe que nous allions voir aujourd'hui (tant qu'à faire, autant voir la France, quand même !). Ça a marché. :-)

dimanche 19 juin 2016

L'espace caché

J'ai été à un concert. Un concert avec batterie, guitare électrique et son bien fort.
Et la musique ne m'a pas fait mal. Ou à peine. Mes cellules, mon corps, n'avaient pas besoin de se défendre.
C'est la première fois que cela m'arrive. 
J'ai toujours "fait avec" pour pouvoir continuer à vivre ce que j'aime. Là, ce soir-là, j'ai fait sans.
Au point que le lendemain, même fatiguée, j'ai pu marcher longtemps dans une brocante avec une copine. Évidemment, j'étais KO le dimanche mais c'était sans importance.

Je n'ai pas eu mal. J'ai vécu un concert sans cette compagne indésirable.
De l'extérieur, ça ne change pas ma vie. Mais de l'intérieur, c'est une émotion que je prends le temps d'intégrer. Parce que c'est gigantesque de pouvoir vivre la sensation de "non douleur" quand on ne connait plus que ça depuis tellement d'années qu'on a failli ne plus trouver comment tenir encore.
Parce que c'est gigantesque d'avoir un corps solide et allégé quand on croyait n'avoir que fragilités et combats à trainer comme un boulet.

C'est gigantesque et ça découvre un espace caché.
Un espace où l'on peut courir avec une petite fille pour le plaisir.
Un espace où je me découvre plus sportive que "prévu".
Un espace où je réalise la dose de souffrances encaissée depuis le jour où j'ai été opérée, où j'ai vu mon nouveau visage dans un miroir. Je n'en tire ni gloire ni colère ni je ne sais quoi de "victimisation", simplement je réalise, je me rends compte. Tout au long de ces années, j'ai cherché comment "faire avec" et j'ai plutôt bien trouvé puisque j'en suis là. Aujourd'hui, c'est en m'accueillant, que j'agis pour la vie.
Hier, j'ai débusqué la peur de la souffrance. Je crois que c'est la première fois que quelqu'un me disait "c'est normal d'avoir peur de la souffrance". 
La peau de guerrière m'a été utile, mais j'aime tellement plus la fille - la femme que je découvre derrière, dans l'espace caché. C'est intimidant et bouleversant : je prends le temps de la rencontrer...


lundi 13 juin 2016

(S')écouter

J'écoute et je dénoue.
Parfois avec peine : il m'a fallu plusieurs jours de blocages frustrants pour comprendre et agir selon mon ressenti.
Souvent avec une grande émotion - quelque chose entre soulagement, incrédulité et joie intense.

J'écoute et je dénoue.
Et je suis silencieuse ici. Ce que j'ai à raconter est peut-être trop intime. Ou trop fragile encore...




samedi 4 juin 2016

Les joies du jour


Glisser le bouquet de pivoines, acheté après une longue hésitation, dans le vase de ma grand-mère/marraine, celui que ses enfants lui avaient offert pour un anniversaire de mariage, m'a raconté ma tante, heureuse que je l'emporte chez moi lorsque nous avons trié les affaires.

Aller voir une collègue auteure qui faisait une dédicace à 15 min à pied de chez moi. Après des échanges sympathiques via fb le matin, la retrouver avec plaisir et rester papoter bien plus longtemps que prévu. En plus, marcher avec le soleil revenu tenir compagnie !

Écouter les nœuds se dénouer... Et être tellement heureuse de ce que m'apporte le psycho-corpo.

dimanche 29 mai 2016

2 jours d'expo, et ce qu'il faudra de repos.

Le plaisir des belles rencontres, les nouvelles et celles qui se poursuivent ; le plaisir d'échanger autour de son travail, avec des enfants attentifs et curieux, des adolescents sensibles, des adultes de tous âges ouverts à la poésie, à la découverte ; le plaisir de recevoir des compliments, et d'être fière de parler des éditions du Poutan (la beauté de l'objet-livre, et surtout de la couverture tellement en cohérence avec mes collages, est très remarquée) ; le plaisir de voir le roman partir à la rencontre de lecteurs ; le plaisir de trouver des acheteurs ; et le plaisir de s'offrir des boucles d'oreille.
Bref, c'était l'expo du conseil de quartier (ma nouvelle vie sociale-associative) qui est pour la 3e année consécutive une belle manière de dépenser mon énergie.
Maintenant, il s'agit de la récupérer : la douleur du jour (et de cette nuit) n'aide pas beaucoup, mais il y a Roland Garros, les timbres (mon père a augmenté sa collection et la mienne par la même occasion !), une jolie anthologie de poésie reçue... Et puis, surtout, il y a la satisfaction qui aide à la patience, la rêverie qui remplit le temps...





jeudi 26 mai 2016

Le dire

Je l'aime.

J'ai mille raisons mais l'évidence ne se dénombre pas.

J'aimerais la réciprocité mais elle ne change rien à cette réalité qui me vient avec force : je l'aime.

Ces trois mots sortent comme un souffle libérateur.
Je réalise que c'est ce que j'ai mis dans un tableau créé il y a quelques semaines et que c'est pour cela que je n'ai pas envie de le vendre, ce tableau : c'est ma déclaration.

Je l'aime, et je prends cet amour à bras-le-corps. Je le laisse me révéler. Je le vis.





samedi 21 mai 2016

Réflexions et brocante

Après cette dizaine de jours passés dans un mélange de rendez-vous santé, moments collectifs et moments solitaires, nuits tardives et hachées, peau en allergie, danse et cinéma, tensions plus ou moins en sourdines, Pilates qui fait du bien, rêve amoureux, est revenu le temps du psycho-corpo... et j'ai entendu que j'avais peur. Pas du changement. Je suis curieuse de ce qui va venir remplacer les anciens repères. Mais le renouveau, ça donne de l'espoir... et j'ai peur du "retour en arrière", même si je sens que je suis bien engagée sur ce chemin. J'ai compris par la même occasion que c'est de là que vient cette blessure d'amitié, cette colère et cette déception : elles n'y sont pas pour grand-chose mais elles ne m'accompagnent pas vers l'avant comme j'en aurais besoin.
Et depuis, je me sens soulagée. Et en forme : aujourd'hui, j'ai marché dans une longue brocante urbaine, d'où j'ai ramené des timbres, un coup de soleil et... des livres ! :-)



mardi 10 mai 2016

Des relations

État des lieux sur une semaine (billet un peu long)...

L'amie en couple avec deux enfants, avec qui j'ai passé un très bon jeudi d'ascension à la campagne. Qui est actuellement la plus proche de mes amies parce qu'elle m'a entendue, alors qu'elle aurait eu toutes les excuses de se replier sur elle-même cette année. Dont les deux filles - 5 et 2 ans - m'ont fait des câlins et sautent de joie de recevoir des livres. Dont l'ainée a dit "j'aime bien jouer avec elle", "ouiiiii, je veux qu'elle reste manger !", "je veux être à côté d'elle", en parlant de moi : petite fille intelligente et sensible qui me touche, qui m'a fait découvrir un jeu (et m'a laissée gagner, ou pas trop perdre...), les puzzles qu'elle aime, etc., à qui j'ai séché les cheveux, et de qui je deviens naturellement, alors que je la vois peu, une marraine de cœur.

Deux mails de deux amies qui me montrent combien je suis blessée par elles... J'aimerais qu'il en soit autrement, je me répète que l'amitié c'est prendre les personnes comme elles sont, mais la réalité, c'est que je suis en colère et si triste devant ce que je ressens comme un non-échange... Déçue de réaliser qu'être mieux dans ma peau, me rapprocher de moi, m'éloigne d'elles ? Déçue de ne pas réussir à ne pas les juger ?

Le kiné, un peu plus jeune que moi, qui me demande ce que j'ai fait ce week-end - alors que je n'ai jamais une réponse qui l'intéresserait depuis que que nous nous voyons (une éternité) - et qui répond un "ah" quand je dis que je suis allée voir Mr Holmes dans un ciné "de quartier", qui montre des films moins commerciaux (mais pas non plus totalement Arts et Essais...).

Un échange houleux sur facebook, des contacts effacés dans la foulée, et au même endroit, des soutiens précieux.

Le coiffeur qui me dit "t'es allée au ciné ? Moi j'ai vu plein de films ce week-end.", et "moi aussi !", quand je dis que je suis allée voir Mr Holmes, qui me demande ce que j'en ai pensé, qui a le même ressenti que moi sur le gamin acteur et qui rajoute que c'est typiquement le genre de film qu'il adore. A côté de qui je peux rester lire sur son canapé pendant qu'il poursuit ses occupations, tout en ayant le sentiment d'être en partage, présent l'un à l'autre. Chaque fois, je me demande comment il fait pour me donner autant le sentiment d'être à ma place et pour déclencher en moi un tel sourire, une tel amour apaisé, un tel plaisir à le découvrir encore et encore (et un tel désir que ça continue encore et encore)...

Une habitante de mon quartier que je n'ai jamais vue qui a lancé le projet d'une "boite d'échange entre voisins", qui m'invite à répondre au sondage pour la prochaine date (étape fabrication de la boite) et qui répond gentiment à mon commentaire "ma santé compliquée ne me permettant pas du tout d'être fiable, ma voix compte pour 1/2" : "Ne t'inquiète pas ! Je suis contente que tu te sois inscrite. A bientôt, j'espère !"

dimanche 8 mai 2016

8 mai 2016

Je suis allée au cinéma. Rien de bien original, surtout avec la chance d'avoir reçu la carte illimitée en cadeau, me direz-vous.
Sauf que j'ai choisi d'aller voir Mr Holmes, et que nous sommes un 8 mai.
Et alors ? Alors le 8 mai est l'anniversaire du grand frère perdu. Et Sherlock Holmes un héros qu'il aimait.
Pour la 1ère fois depuis sa mort, j'ai pu penser ainsi à mon frère aujourd'hui sans entendre le hurlement au fond de moi. Aujourd'hui, au fond de moi, j'ai eu envie de fêter l'anniversaire de mon frère avec quelque chose qu'il aimait.
Évidemment, comme la vie a le sens de l'humour et de la surprise, le film dont je ne connaissais que la bande annonce, s'est révélé avoir un écho encore plus particulier : Mr Holmes est un film qui parle de la mort et des souvenirs...
C'était saisissant, et apaisant.

Je suis rentrée à pied (45 min), dans un vent d'avant-pluie qui me portait l'énergie de la terre : les odeurs étaient vives, je marchais vite mais attentive. En ce dimanche 8 mai, sur le bitume, j'ai croisé des fleurs, de jeunes volleyeuses, des familles rentrant du parc... Et j'ai trouvé mon chemin au feeling sans difficultés !
Il y a longtemps que je n'avais pas marché ainsi dans la ville...

*considérations cinématographiques pour les intéressés : Mr Holmes emmène dans la campagne anglaise et au Japon, il suit 3 histoires mêlées dans un rythme assez lent et est superbement bien joué par Ian McKellen (Gandalf dans Le Seigneur des Anneaux ou Magnéto dans X-Men... films qui n'ont rien à voir avec celui-ci !), Milo Parker (un gamin que j'ai déjà vu ailleurs mais où ?! Ou alors il ressemble...), Laura Linney et tous les personnages secondaires.

samedi 7 mai 2016

The match

Dans l'ambiance du grand stade (qui donne des frissons via la radio), un match de fou entre les 2 équipes qui ont le même nombre de points (mes ptits lyonnais sont devant à la différence de buts) : si nous gagnons, nous serons sûrs de retrouver la ligue des champions la saison prochaine !

Et je n'ai même pas le temps d'écrire le début de mon billet qu'il y a déjà 2 à 0 pour nous !
Hiiiii ! Quel début ! :-)

Et voilà que les monégasques sont un de moins ! C'est eux qui ne tiennent pas la pression, héhé !
Z'ont pas intérêt à arrêter de jouer, mes ptits lyonnais... Sinon, je vais râler fort...

4 à 0 !!!! Et c'est même pas encore la mi-temps...
Ah, non, 4 à 1...

Reprise : 5 à 1 ! :-)
6 à 1 ! Trop la classe ! Quelle belle fin de saison ! 

samedi 30 avril 2016

Des phrases

"Ça veut dire quoi, aimer trop ? Et puis, il te le rend bien, non ?"
Les phrases d'une amie, apaisantes sur la peur qui montre par moment le bout de son nez.

"Tu peux revenir à tel moment ? On pourra parler plus longtemps."
"Attention, il pleut !"
"Reste !"
"Bonne soirée ! Tu me raconteras."
Les phrases du jeune homme qui m'enveloppe encore et encore d'une douceur émouvante et enthousiasmante. Des phrases accompagnées du sourire que nous partageons au fil des jours.

"Votre roman m'a donné envie d'être plus sereine."
"Vos poèmes sensuels, c'est comme l'amour devrait être."
Des phrases, parmi d'autres phrases-compliments, qui disent que mes livres  font bien d'exister et d'aller à la rencontre de lectrices et lecteurs. Des phrases touchantes et réjouissantes qui donnent envie de continuer le chemin d'écrivain.

dimanche 24 avril 2016

L'angle de vue

Progressivement, depuis que que j'ai commencé le travail psycho-corpo, depuis que j'ai poussé la porte d'un salon de coiffure, depuis que j'ai pris cette orientation, c'est comme si je voyais ma vie avec des yeux plus grands, d'un autre endroit.

Je vois que j'ai été capable de choses un peu folles tout au long de ces années, du romanesque et de la bravoure.
Je vois qu'être hors case n'est pas nécessairement un fardeau, que cela peut plaire, donner envie de partager avec moi.
Je vois que je ne suis pas coupable de tout.

Ce n'est pas qu'une simple question de regard qui s'est déplacé, c'est aussi une réalité concrète : les yeux du jeune homme, les mots de la jeune illustratrice, l'ex-prince ex-fantôme qui répond à mon sms, les réactions sur mon roman, un corps qui se réinvente...

L'horizon est agrandi, le vent souffle autrement dans les voiles. 
C'est tout un apprentissage, je tâtonne, j'expérimente, et petit à petit, mon bateau de corsaire épouse les vagues et explore des territoires inconnus : la fille que je suis.

(et l'OL est à la 2e place du championnat, héhé !)

mardi 19 avril 2016

Images et sensation inédite

J'étais entre vignes, oliviers, pierres anciennes accrochées aux rochers et falaises...
Avec la sensation totalement inédite côté douleurs : un poids en moins, un vrai poids physique en moins, suite à la séance psycho-corpo d'avant départ... Et là, de retour, des douleurs plus fortes mais toujours avec le sentiment qu'elles sont moins fortes que d'habitude...


vendredi 8 avril 2016

Semaine

Mardi fin de matinée, pousser la porte du salon, récupérer le plat où j'avais mis la mousse au chocolat, un grand sourire magnifique et cette phrase "tu peux repasser à 14h ?"
Mardi 14h, le plaisir d'un café-papotage avec le jeune homme. Et au moment de partir, cette phrase "tu repasses en fin de semaine, si tu peux, puisque tu pars la semaine prochaine ?"
Mardi soir, discuter longuement au téléphone avec une amie qui semble sortir de cette sorte de torpeur qui nous éloignait l'une de l'autre : c'était un vrai échange amical.

Mercredi, soirée, manger et papoter très longuement de l'amour et de la vie avec une fille qui a l'air d'une petite sœur en sensibilité, découvrir les traits et les couleurs qu'elle a donnés aux personnages d'une histoire pour enfants écrite il y a longtemps. J'ai adoré cela.

Jeudi devait être une journée amicale : repas, ciné, spectacle de danse. J'ai finalement tout fait en solitaire, après avoir proposé à plusieurs personnes de m'accompagner. C'était le jour où tout le monde avait une bonne raison de ne pas être disponible. Je suis allée voir le film Rosalie Blum et j'ai applaudi des danseurs palestiniens avec plaisir quand même.

Aujourd'hui, une séance psycho-corpo réjouissante, encore. Et encore pousser la porte du salon. Tomber à un mauvais moment, revenir un peu plus tard avec l'accord du jeune homme, papoter une demi-heure grâce au retard d'un client. Sourire.

Être au bord d'une semaine prochaine à vivre ailleurs, dans un autre rythme : c'est vacances en famille.

vendredi 1 avril 2016

Première fois

Une mousse au chocolat pour deux,
préparée pour lui,
partagée avec moi.
Dans sa journée de travail difficile, j'ai apporté ma douceur.
Il en a apprécié les détails, il a aimé. 
En échange, il m'a offert sa vérité, une intimité.

Une mousse au chocolat pour deux,
préparée pour lui,
partagée avec moi.
Un cadeau que j'ai fait et qui fait un ricochet de bonheur.
Un cadeau qui fait sauter une résistance ancienne que j'avais.
J'ai réalisé que je n'ai pas à me protéger de ce garçon malgré l'incertitude de l'à-venir.

Juste une mousse au chocolat... et tellement plus...
Une première fois...




mardi 29 mars 2016

Apprentissages

Mon corps apprend - non sans mal - à fonctionner autrement que ce qu'il sait faire depuis plus de 20 ans et peut-être même depuis toujours.
J'apprends à accompagner mon corps dans cette énergie qui lui est propre et qui s'exprime par tant de fatigue et de douleurs. J'apprends à prendre les temps d'immobilité comme une manière de semer ou de mûrir.
J'ai su être présente à chacun de mes engagements les plus indispensables.

J'apprends mon métier d'écrivain. La journée "cafés littéraires" samedi est une expérience riche d'enseignements. Sur ce que j'ai mis dans le roman instinctivement et qui apparait à la conscience en parlant. Sur ce qui m'importe d'écrire, sur comment je fonctionne. Sur qui je suis, aussi.
L'envie de me mettre plus activement au 2e roman grandit.

J'apprends à me positionner autrement dans mes relations. J'accepte la possibilité de perdre l'autre plutôt que me perdre moi. 
J'apprends à être aimée. Cette phrase est bizarre et pourtant, c'est le sentiment... J'apprends la phrase anodine, le sourire, la présence naturelle, qui soutiennent. J'apprends le droit d'avoir besoin de m'appuyer sur cela. J'apprends à ne pas m'aimer pour deux.

Et j'aime ces apprentissages.

mardi 15 mars 2016

Petites et grandes joies en vrac

Du matériel neuf - plaques de cuisson et four - qui donne envie de cuisiner plus.
Un sourire-yeux brillants qui est comme une flèche de Cupidon, quelques minutes toujours douces au cœur.
Des moments entre amis qui ne m'ont pas donné envie de pleurer, ou presque pas.
Un retirage de mon roman... mon objectif atteint, donc ! (hiiii !) Un dynamisme autour, une aventure qui se poursuit pas après pas.
Et cette étrange certitude, même au milieu de la fatigue, que le chemin me mène au bon endroit. Et ce soulagement intense d'en être là... j'ai eu tellement peur de ne plus réussir à vivre...

lundi 7 mars 2016

Entre agir et lâcher-prise...

La vie fait son chemin, entre belles nouvelles, partages nourrissants, compréhensions de certaines choses et difficultés.

Et Lyon a de nouveau gagné ! :-)

dimanche 28 février 2016

Y comme youpiiiiii !!!

Je ne vous parlais plus du foot parce qu'il n'y avait rien à en dire à part "bouh snif" mais là... mes ptits lyonnais ont (enfin...) gagné Paris cette année !!!! Ils l'ont fait avec une équipe pleine d'absents, en plus...
Je pensais passer une soirée tranquille dans mon lit, avec un livre, en écoutant distraitement le match à la radio et finalement j'ai trépigné de joie et d'inquiétude sans avoir même le temps d'ouvrir le livre !!
Quel match ! Quelle ambiance (dans le grand stade) ! Quel pied ! 

Youpiiiiiiii !

jeudi 25 février 2016

C comme...

... Cocher des choses sur la liste de ce qui patientait depuis un certain temps !

... Cheminement : un mois au ralenti physique mais avec une avancée intérieure et des choses qui ont bougé d'elles-même.

... Coiffeur-ami et cœur joyeux du partage, toujours.

... Création : collages en cours, poème commencé, envie(s) qui s'étoffent.

dimanche 21 février 2016

Clin d'oeil comme j'aime

Prendre un train (avec du retard) jusqu'à Disney pour aller dans une maison campagnarde avec une cheminée immense, rencontrer une relation virtuelle et l'aider à trier un grenier plein de livres (à en oublier (presque) de manger, hi hi !).
Reprendre un train (à l'heure) avec 12 livres dans la valise. Dont celui-ci (recto-verso) :


Quand la vie fait ainsi des clins d’œil, j'aime son sens de l'humour. :-)

Post-scriptum : au lieu d'aller me coucher, réaménager ma bibliothèque pour faire rentrer les nouveaux arrivants en attendant d'acheter un meuble supplémentaire. Et sourire, sourire, sourire... 

mercredi 17 février 2016

Le jeune homme

Il est la flamme au milieu du gris.
Celui qui ravive la mienne.
Mon allumeur d'envies.
Mon silex.

Passer du temps avec lui, être à ses côtés, dans son regard, est un élixir de vie. Une douceur qui me renforce.

Le jeune homme n'est pas un sauveur.
Simplement, il est, je suis, et, naturellement, cela donne le sentiment d'être au bon endroit.
Il avive mes envies.
Le découvrir encore et encore, c'est me permettre un chemin nouveau.
Nouveau alors que c'est comme à chaque amour, un homme qui aime ailleurs ?
Pourtant, oui, la danse qu'il réveille en moi est nouvelle. Je sais qu'elle porte quelque chose encore jamais vécu.

J'ignore si ma vie peut donner envie d'être partagée. Envie jusqu'au courage nécessaire pour le faire...
Je sais qu'il existe quelqu'un qui en partageant un café, des mots, des sourires et des regards, réchauffe la vie en moi, dans un mouvement d'évidence et de confiance.

Je sais ce qu'il me donne. Maintenant, je veux explorer ce que je peux lui donner, moi, par le simple fait d'exister, sans nier aucune partie de moi. Je veux qu'il ait envie de me découvrir encore et encore. Je veux nos chemins ensemble, encore et encore. Je veux l'aimer au grand jour. Je veux que l'amoureuse habituée au secret laisse la place à celle qui a le droit d'aimer et d'être aimée. (dis, l'Univers, c'est entendu ?)



vendredi 12 février 2016

Au bout d'une autre semaine...

Une séance de pilates bienfaisante arrachée à la fatigue douloureuse,
une séance de psycho-corpo riche à nouveau,
un beau livre trouvé en librairie,
une longue conversation sympathique avec ma cousine de l'autre côté de l'océan,
un bon film au cinéma (Spotlight),
un jus d'orange offert par Hugh, quelques minutes entre deux clients (et son regard qui a vu ma fatigue)...

Arriver au bout d'une autre semaine "la météo pourrie prend mon corps pour terrain de jeux".

samedi 6 février 2016

Au bout de la semaine

Je me suis efforcée de préserver l'énergie dans ce ralenti frustrant imposé par mon corps (encore la semaine prochaine au vu de l'instabilité météorologique qui se prolonge ?) : protéger la flamme pour ne pas devoir aller la chercher trop loin dés que je retrouve un peu de souffle, et pour pouvoir faire la dédicace prévue cet après-midi.
J'ai réchauffé mon sourire intérieur à la douceur joyeuse du jeune homme. Deux fois. Et c'est une source infinie de chaleur bienfaisante...
J'ai rajouté une sortie de chez moi jusqu'au cinéma (yeah !). Une longue conversation téléphonique amicale. Les copines d'internet.

Au bout de la semaine, je ne m'en sors pas si mal...

mardi 2 février 2016

Partie remise

Le pilates, la réunion-café pour la givebox, le bonjour au jeune homme...
Tout est partie remise aujourd'hui.

Et c'est bien difficile de ne pas trouver cela frustrant après trois jours déjà passés à vivre au ralenti...

lundi 1 février 2016

Renouvellement

Une garde-robe complétée, renouvelée ;
une vie sociale-associative qui (re)prend naturellement forme : l'envie de participer à l'installation d'une "givebox" avec des habitants du quartier a rejoint, par hasard (?), l'envie d'une personne que j'apprécie d'installer une boite à livres dans le quartier d'à-côté... cela devient donc un double-projet et renforce le désir de m'impliquer dans le partage urbain ;
des livres empruntés à la bibliothèque pour alimenter, développer, cette idée de roman que la petite voix folle en moi s'obstine à me suggérer ;
un corps douloureux et fatigué mais sans les blocages que le kiné a l'habitude de trouver sous ses doigts ;
un poème reprisé, modifié, dans l'idée d'un concours ;
un contact repris pour un projet d'histoire pour enfant et pour le plaisir de la rencontre ;

une peau en mutation, entre action et observation.



mercredi 27 janvier 2016

Portée et enveloppée, avec la tristesse en un coin du coeur


Hier, tôt, j'ai dit "je cherche un refuge" au jeune homme et je me suis installée sur le canapé du salon de coiffure pour la matinée : coupure d'électricité chez moi.
L'Univers répond à ma demande : je continue à le découvrir encore et encore. Et tout ce que je découvre dans nos partages - le tête à tête entre les clients et le temps à l'observer travailler - me bouleverse d'amour. M'offre un bien-être dont il n'a aucune idée, et dont j'ignorais moi-même la possible existence. Une énergie positive qui me nourrit tellement.
Mais c'est comme un cadeau qu'on me donne et qu'on me prend dans le même temps puisque je ne suis pas celle avec qui il s'installe, fait des projets. J'ignore ce qu'il faut faire pour être celle-ci, ou pour trouver celui qui veut que je sois celle-ci... Ma vie a un sens de l'humour qui pique fort parfois...

Mais hier, après cette belle matinée, je suis allée au cours de pilates où je prends désormais plaisir à sentir mon corps travailler (à des endroits différents cette fois-ci, certainement suite à la séance psycho-corpo) sans plus jamais d'impression de bataille, même avec fatigue et douleurs. Et puis j'ai enchainé sur des "soldes lingerie", où j'ai trouvé ce que je cherchais. Et j'ai envoyé deux mails "communication" pour tenter de faire connaitre mon roman un peu plus.
Et ce matin, ce vivant en moi est toujours là. La nuit a été comme un cocon : la tristesse s'est fait un petit nid dans un coin du cœur et me laisse de l'espace. De l'espace qui tient la douleur physique à distance respectable (j'espère que cela va tenir la journée, il y a "commission culture du conseil de quartier" ce soir, où je voudrais vraiment aller). 
Portée et enveloppée, la corsaire poursuit sa traversée des océans.



lundi 25 janvier 2016

L'expérience psycho-corpo

Le chemin continue.
J'ai accédé aujourd'hui, dans mon corps, à un sentiment de bienveillance si puissant qu'il m'a fait peur. Et puis j'ai franchi la peur et c'était comme une libération. Et mon corps a accepté que le massage du ventre le modifie : j'ai senti mon crâne changer d'axe, de place... Je ne sais pas comment dire et j'imagine comme ça peut avoir l'air fou... J'ai toujours de la douleur ce soir mais comme j'aime que ce chemin existe !
J'ai appris deux choses au moins aujourd'hui. Je pensais n'avoir pas fait grand-chose de ces 15 jours, j'avais tort : j'ai su prendre soin de moi et avancer jusqu'à ce sentiment de bienveillance et ce corps qui découvre une autre manière d'être.
La deuxième, c'est qu'au cœur de cette bienveillance, comme une source nourricière, il y a le jeune homme. Comment quelqu'un qui en aime une autre que moi peut être lié ce bien-être, à ce sentiment puissant de bienveillance ?
Comment mon corps peut receler ces choses-là ? Ces possibles ?
Je l'ignore mais peu importe puisque cela offre à ma vie une tournure inédite.

Moralité

Au bout d'une semaine qui m'a laissée insatisfaite de moi (je peine à retrouver de l'énergie - faut dire que les giboulées de mars en janvier, ça ne m'aide pas trop non plus...), ma petite voix m'invite à diriger mes pas vers les personnes avec qui je peux partager : parler ciné et livres (foot, expo, etc.), rire (dans un parking à la recherche d'une voiture posée trop rapidement), dire en chœur "sont nuls ces garçons qui en aiment toujours une autre que nous", échanger des sourires spontanés... Des personnes avec qui mon enthousiasme de vie trouve écho. Des personnes avec qui je peux être moi sans m'excuser, sans avoir à me faire violence pour m'adapter. Des personnes qui ont l'envie de s'arrêter quelques vraies minutes sur mon chemin parce qu'elles s'y retrouvent aussi. Des personnes avec qui je peux vibrer, découvrir, aimer. Être vivante, quoi.
Quitte à m'éloigner d'amitiés qui n'ont plus de sens puisqu'elles ne brisent pas ma solitude... Puisque je ne sais pas combler le fossé qui s'est créé...

Aller donc, vers le jeune homme. Vers la cousine. Vers les amis qui proposent, qui répondent. Et aller chercher, et laisser venir, de nouvelles têtes et cœurs.
Tranquillement, à mon rythme, oser aller voir au-delà des habitudes, oser aller à la rencontre... de qui je suis sous la vieille peau "fardeau". Puisque je découvre qu'il y a des possibles que j'ignorais.

mercredi 20 janvier 2016

Place à la douceur

Et puis ce soir, la mélancolie triste a fait place à un sourire intérieur tout doux tout chaud... Avec le sentiment fort et nouveau d'être "protégée".
D'où vient le changement ?
De quelques nouvelles minutes avec le jeune homme. Simplement, par ce qu'il est.
Décidément, ce jeune homme me porte et m'enveloppe, naturellement.

Sur cela, il y a eu le kiné qui a débloqué un peu plus mon corps.
Et un conseil de pharmacienne pour apaiser ma peau et mes yeux irrités.

J'ai fait un plein de DVD à la bibliothèque et ce soir, c'est ciné sur canapé, avec bougies allumées. En avant la douceur !

La journée d'hier

Un cours de Pilates qui m'a fait du bien,
presque une heure avec le jeune homme.. qui se lance dans "j'habite avec ma copine"... (par pudeur, par gentillesse, par incertitude, etc., il parle d'un "essai"...),
une amitié devenue quelque chose de tellement... triste,
ma proposition de ciné pour ce week-end appréciée par ma cousine,
le parcours "dédicaces" qui reprend et des pistes pour continuer à montrer que mon roman existe...

une journée entre joie et tristesse qui laisse un goût mélancolique qui passera...




lundi 18 janvier 2016

Partir et revenir

Quitter un appart ni propre, ni rangé, et un ciel gris triste.
Au fil du train, trouver le soleil. Rester quelques instants posée devant un bateau nommé « keep calm ». Me dire « j'avais besoin de venir là ».
Faire un effort pour les courses puis laisser le temps s'écouler paisible.
Lire dehors au soleil, regarder la mer que je n'avais jamais vue si joliment agitée.
Se réveiller dans une atmosphère brumeuse et salée, avec une mer déchaînée : des vagues qui claquent, passent parfois la digue du port, s'enroulent au loin... Masse mouvante et puissante qui me fascine. Quelle chance d'être ici et de voir cela !
Lire sur la terrasse.
Rêvasser.
Ressentir un vrai manque du jeune homme.
Lire avec le soleil chauffant derrière la vitre.
Aller jusqu'à la petite crique, rester à lire au soleil, à l'abri du vent et dans le roulement des vagues.
Me masser le ventre, faire les exercices de respiration.
Essayer de ne pas m'impatienter face à ce sentiment de fatigue qui perdure.
Beaucoup rêver et la dernière nuit, me dire "enfin, j'ai lâché la tension accumulée !"
Quitter un ciel sombre, une mer calme et un grand vent froid. Longer un paysage blanchi. Arriver dans les flocons mouillés. Retrouver un appart ni propre, ni rangé. Et le blog. :-)

mardi 5 janvier 2016

Encore un si beau moment

Je veux l'épouser.

Voilà, c'est dit !

Excessif ? Ben oui, mais je suis romancière... et capitaine pirate. Un trésor comme lui, ça fait forcément briller mes yeux et battre mon cœur...

dimanche 3 janvier 2016

1ère décision / action

Il est venu le temps de nouvelles aventures : j'ai démissionné hier de mon travail bénévole. Sans préavis et sans terminer la tâche prévue, promise.
J'ai déclaré forfait suite à une goutte acide de trop. Au bout d'un processus de réflexion entamé il y a quelques mois.
Me voilà fière d'avoir réussi à dépasser mon syndrome de la bonne élève (on termine ce qui est commencé...) et je me réjouis de cet espace de liberté ouvert devant moi.

vendredi 1 janvier 2016

Intention / résolution (la suite)

 Pour le bercer ou le bâtir, prendre chaque jour entre mes bras
 Accueillir son rythme cardiaque, labour ou brouhaha...
Explorer plutôt qu'accomplir.
Accorder plutôt que combattre.
Inventer.
Et toujours, aimer.
Aller vers le neuf, la beauté, l'enthousiasme.
Faire plein usage de ma sensibilité.
Vibrer.
Accompagner.
(le roman, le jeune homme, la vie)
Et toujours, aimer.
En cette nouvelle année, je vous souhaite de l'enthousiasme, de la douceur, de la beauté, des partages, des rêves et des réalisations, des découvertes, de l'écoute et du rire !