D'abord, commencer par le commencement : je suis désolée de mon silence, surtout après le billet précédent.
L'été a été centré sur une chose : réussirions-nous (ma famille à 4 : parents, Tit Frère et moi) à voyager au Québec - 10 jours du côté de Québec la ville, 10 jours du côté de Montréal - comme prévu malgré la santé de mon père ? L'IRM a confirmé le retour des cavernomes dans notre histoire familiale - la menace est pour le moment éloignée par les médicaments anti-épilepsie.
Et une fois partis, mon corps à moi, il réagirait comment ?
Et une fois partis, mon corps à moi, il réagirait comment ?
L'été s'est passé dans la canicule, mon isolement habituel accentué par un concours de circonstances, des instants joyeux avec mon filleul, et mon travail psycho-corporel si précieux. Et dans la création : j'ai ajouté des collages à mes poèmes sensuels... Un travail qui devrait devenir un autre livre hors case si tout va bien.
Et puis est arrivée la fin août et le début septembre. L'aventure d'un joli voyage riches de découvertes, le gros challenge réussi. Notre belle coopération familiale qui m'emplit de gratitude. Et l'expérience qui montre combien j'ai appris à mieux vivre avec mon corps, combien mon corps a gagné en capacités. Une victoire qui renforce la confiance, donne une certitude d'horizon - même si l'avenir reste un point d'interrogation - et m'a fait réaliser que j'avais une vie qui m'attendait en France malgré les apparences.
Je suis de retour depuis une semaine. Je prends le temps de récupérer, je donne le temps et l'espace nécessaires à mon corps pour continuer la route. J'ai des envies. Des choses que j'espère mettre en œuvre. Il y a des changements imposés et ce que je voudrais réussir à faire. Peut-être moins en silence de mots écrits...