Merci de respecter mes mots et mes images en ne les empruntant pas sans m'en parler avant...

samedi 27 juin 2015

Plénitude ?

Le corps fatigué, douloureux, mais un sentiment de plénitude qui s'installe.

Ces jours, j'ai vu le dernier-né des studios Pixar (Vice-versa) et vibré de l'intelligence des trouvailles pour aborder le thème des émotions et de ce qui se passe dans la tête. J'ai vu aussi un film au climat particulier (Comme un avion), lent et prenant, poétique, étonnant, avec le sentiment de découvrir un peu plus le jeune homme qui me l'avait conseillé. Je me suis dit "quelqu'un qui a assez de poésie et de douceur en lui pour me parler de ce film avec des étoiles dans les yeux a forcément une place dans ma vie, d'une manière ou d'une autre".
J'ai terminé un travail associatif qui trainait, en apportant du changement.
J'ai trouvé un endroit sympa pour lire au calme mais entouré de vie. J'ai regardé la beauté de ma ville, et j'ai souri en pensant à bébé-roman qui est né de ce regard-là.
J'ai préparé un tiramisu. J'en ai apporté un morceau au jeune homme, qui a voulu que nous le mangions ensemble mais ses journées ont manqué de temps libre. Il a tout de même eu le temps de me donner ce bien-être inexplicable que je ressens à ses côtés, en partageant son enthousiasme pour un autre film que j'irai donc voir en cette "fête du cinéma". Un moment trop joyeux pour que je renonce à en vivre d'autres avec lui : je continuerai à le découvrir au rythme qu'il voudra. J'accepte le défi de cette relation parce que ne pas le faire, ce serait refuser la vie, et ça c'est criminel...
J'ai été à une réunion de quartier, et j'ai découvert, en compagnie sympathique, un endroit inconnu. J'ai aimé l'envie de créer du lien en organisant des occasions de rencontres et de partages.
J'ai vendu quelques livres au cours d'une lecture à l'ambiance un peu désagréable, où j'ai pu mesurer la confiance née de l'expérience.

Et dans tout cela, surtout, j'ai approfondi la connaissance de qui-je-suis, qui je suis devenue, qui je deviens.
Rajouter aux mots d'octobre 2014 :
Explorer plutôt qu'accomplir.
Accorder plutôt que combattre.
Inventer.
Et toujours, aimer. 
Aller vers le neuf, la beauté, l'enthousiasme.
Faire plein usage de ma sensibilité.
Vibrer.
Et toujours, aimer.

lundi 22 juin 2015

Avancée


Dans une nuit avancée, trier l'armoire, avec l'idée de profiter des soldes, et voir que je rentre dans la robe rouge que j'aime tant.

Dans une deuxième nuit avancée, parler avec une amie et poursuivre mes réflexions pour intégrer les bouleversements intérieurs et les mettre en œuvre.

Dans le sommeil, puiser une sérénité nichée dans l'inconscient, avec la petite voix intuitive qui me dit l'inverse de mes cogitations amoureuses tristes en journée.

En journées, laisser passer la tristesse, prendre des décisions, et commencer à les mettre en actions.
Ce soir, sortir écouter l'orchestre national de Lyon, dirigé par Leonard Slatkin, chef d'orchestre américain sympathique, jouant les musiques de film du grand John Williams (avant de regarder les footeuses françaises gagner leur match - belle ambiance à Montréal !). Une sortie qui me confirme le besoin intense de me nourrir de neuf, de beauté et d'enthousiasme (plus que de compagnie, je crois).
Et sentir comme une évidence la voie à suivre pour l'envol de l'oiseau.

vendredi 19 juin 2015

Direction

Le coeur en peine - le jeune homme ne veut pas aller plus loin dans le partage.
L'oiseau sorti de sa cage, oisillon au vol hésitant.
Le corps qui m'invite à faire les bons choix.

Oser suivre la trace de ce qui change à l'intérieur, de ce phénix renaissant encore une fois.
Oser entendre et explorer plus loin.

La vie est un jeu...
J'ai le cœur en peine, des bouleversements à intégrer et un oiseau à suivre, à accompagner.

jeudi 11 juin 2015

Récoltes

Dans les rayons d'une librairie jeunesse que j'aimais et qui ferme, récolter une affiche qui met dans mon chez-moi  la mer, l'enfance qui danse, l'envolée, et "Le mot sans lequel rien n'existe" (titre du livre dont est extraite l'affiche). Ramener aussi : de la poésie, une histoire sur les souvenirs et du doux à offrir.

Dans un petit salon de coiffure, vibrer de cette rencontre qui continue, et qui porte tant en elle...

Dans le bruit de mon corps, trouver le message qui dit la pause nécessaire, une pause pour écouter ces mouvements de vie qui me traversent, m'emmènent en territoire inconnu et me font des émotions si grandes, une pause pour me ré-ancrer.

Au détour d'un courriel, me nourrir d'une amitié ancienne qui montre qu'elle a encore du sens.

Dans les entrailles d'un lecteur de DVD, cueillir l'apaisement des chansons d'un homme bien qui toujours me ressourcent.

Dans la nuit avant le sommeil, glaner des mots et écrire l'interrogation anxieuse qui faisait son nid...

Et dans mes rêves, retrouver un garçon dont j'ai été très amoureuse, du temps où mon visage ne portait pas de blessure, où j'avais seulement mes grands yeux et mon cœur sensibles qui m'apprenaient à mettre en réserve mes ressentis, trop intenses, trop différents... Être avec ce garçon dans un rêve apaisant, à l'heure de maintenant, avec son amour tendre et rassurant (qui n'a jamais existé, nous étions amis) autour de mes épaules, autour de ma taille...

samedi 6 juin 2015

Mystère

Voir des photos de soi inconnues (de 2013 et 2014)... et se rencontrer.

jeudi 4 juin 2015

Battre la campagne

Prendre un train en fin de journée, un train qui va dans un paysage vert - arbres et collines champêtres.
Reposer le livre prévu et vagabonder en pensées en écoutant de la musique.
Savourer le soleil dans un compartiment à la température idéale, se laisser bercer par le sentiment de bien-être, quittant la ville en pleine semaine.
Etre doucement sortie de l'état de rêve par un contrôleur sympathique.
Penser à qui vous savez, et à d'autres choses, et puis à qui vous savez...
Me laisser porter.

Partager de l'amitié, avec enthousiasme.
Être à une terrasse de café à 23h. Me sentir à la fois présente et détachée, dans un groupe de personnes assez éloignées de qui je suis mais à ma place parce que je savais pourquoi j'étais là. L'effet "pleine conscience" et "lâcher-prise" ?
Manger une glace à minuit, au jardin, alors que la chaleur était tombée.
Rire, raconter...

Prendre le petit-déjeuner au jardin.
Monter dans le train du retour. Ne pas avancer le livre. Continuer à me laisser porter.

Me dire que c'est exactement ce dont j'avais besoin.

lundi 1 juin 2015

Certains jours, avoir raison

Un jour (bientôt 3 ans !), j'ai déménagé dans un quartier de la ville que je ne connaissais pas.
Un jour (il y a 2 ans), à la bibliothèque du nouveau quartier, j'ai trouvé un papier invitant à participer à "le quartier expose ses talents". Une participation qui m'a amenée au café littéraire...
Ce vendredi et ce samedi, j'ai continué l'aventure avec ce nouveau quartier : deux jours d'expo-vente épuisants mais avec une telle sensation d'être à ma place, avec juste ce que je suis !

Un jour, sur mon chemin, j'ai commencé à explorer plutôt que de poursuivre un objectif d'accomplissement, j'ai commencé à prendre la vie comme un jeu riche d'expériences, j'ai pu ouvrir les mains là où j'allais serrant les poings...
  
Un jour, j'ai poussé la porte d'un salon de coiffure.
Et celle d'un accompagnant psycho-corporel.

Tous ces jours-là, j'ai eu raison.