Hier, j'ai découvert mon nouveau bureau de vote.
Un bureau de vote, ça parle de l'endroit où on vit. Celui-ci a un air moins fossilisé.
Hier, comme à chaque fois que je vote, j'ai pensé aux femmes qui se sont battues, et à tous ceux qui n'ont pas ce droit-là, et qui bien souvent en meurent.
Hier, j'ai pensé à cette ville que j'aime.
Ce matin, je suis triste de voir que tant de gens s'en fichent. Je suis triste de voir que tant de gens oublient qu'on a de la chance. Je suis triste de voir ce que les politiciens font de notre beau pays. Et je suis triste de tout ces gens qui choisissent la facilité et le rejet comme si tout cela n'avait pas d'importance.
Dans ma ville humaniste, aux impôts plus bas que la moyenne des grandes villes, à l'emploi qui se défend, à l'écologie non-oubliée, qui offre des sorties gratuites tout l'été, dans 7 arrondissements sur 9, l'extrême-droite est au second tour, avec plus de 10% des voix. A quoi ça rime ?
J'ai voté.
Je suis encore dans la majorité.
Jusqu'à quand ?