Merci de respecter mes mots et mes images en ne les empruntant pas sans m'en parler avant...

dimanche 31 juillet 2016

Pré-vacances

Je me suis mise au repos. Le vrai. Pas la pause contrainte et forcée pour pouvoir continuer, non, le repos comme un cadeau qu'on s'offre. Le temps libre. La pause choisie.
Oui, ces jours, je m'offre le repos comme un cadeau pour toutes les batailles passées.
Je vais au ciné et je lis.
Je m'occupe des quelques obligations (préparatifs d'avant départ essentiellement) par petites touches.
Je vagabonde au gré de mes envies.
Sans pression de réussite. Sans pression de "je dois faire ça pendant que je vais bien". Sans rendez-vous de soignant.
J'intègre le chemin parcouru, le renouveau. Je nourris probablement la suite.
Je m'affranchis.
Je m'offre le temps libre et posé.





jeudi 21 juillet 2016

10 mois de juillet

10 ans de blog !
Relire ce que j'ai dit chaque mois de juillet...

Ça commence comme une bouteille à la mer en ouvrant le blog : je me sens "étrangère" avec ma vie pas comme les autres.

Il y a le manque d'amoureux. Et des regards, présences d'homme : le boulanger, l'ex-prince, un lecteur de blog, l'amoureux de loin, le coiffeur.
Il y a les douleurs, la fatigue. En 2014 , enfin, « comme une respiration possible, un espace que je n'avais plus. Reste à installer ça dans la durée ».
Il y a l'écriture. Le roman (dés 2006!), des collages, des poèmes, chercher un éditeur pour le témoignage, pour l'histoire pour enfants qui atterrit, un autre mois de juillet, dans les doigts d'une fille qui dessine. Un salon. Un nombre de ventes pour le témoignage. Puis pour le recueil de poésie sensuelle. L'annonce que le roman a un éditeur.
Il y a des livres et des films. De la musique.
Le feu d'artifices.
La paralysie faciale. L'évolution physique. Dés 2006. « Ce petit rien qui ne devait jamais arriver : si je me concentre, j'ai un sourire symétrique. » L'examen (EMG) en 2009, le changement de kiné.
Il y a des allers et retours dans le passé. Des bilans.
Des muffins.
Une amie qui a un bébé. Une autre qui part loin.
Des fêtes de famille.
Ma grand-mère perdue dans le poids de son grand âge, sans sourire une année, avec sourire l'année suivante.
Des préparatifs de changements d'air.
Un nouvel appartement. Une nouvelle imprimante. Un lit double.

Il y a les mots qui dessinent un chemin.
« Semer, ouvrir. Récolter. »
« J'étais nue sous ma carapace : il ne suffit pas d'un « vas-y », c'est long d'endosser les vêtements qui nous vont. A l'été 2008, je suis de plus en plus, de mieux en mieux, dans ma peau de corsaire écrivain funambule. »
« Guérir l'été, c'est être libérée du carcan d'une peur diffuse […] ranger en route les images et les mots violents d'il y a 14 ans. »
« J'ai soif de nouveaux souvenirs ».
« Faire équipe avec mon corps. Compter sur l'énergie gagnée au fil des expériences. […] J'ai commencé funambule, j'ai viré funambule – capitaine, je crois que je deviens de moins en moins funambule et de plus en plus capitaine. »
« Ouverture, le mot hérité de la séance de psycho-corpo ce matin. »

Aujourd'hui, au milieu de la fatigue, de ce que transporte toujours un peu le mois de juillet, je ne me sens plus funambule, en bataille pour garder l'équilibre, je me sens capitaine. Avec des manques et des rêves.
Prête pour le présent, tel qu'il sera.
Mardi à la séance de psycho-corpo, j'ai comme laissé partir la fatigue ancienne, la fatigue accumulée parce que j'ai quand même mené de sacrées batailles en 10 ans, et puis ce qui me servait de protection : je ne suis plus nue sous la carapace. Je me sens riche et vivante. Capable de me protéger sans bouclier de 3 tonnes.

jeudi 14 juillet 2016

Un pas dans l'histoire

Il...
Il a franchi la barrière invisible, cette limite qui tenait notre relation dans le cadre du salon, malgré la fréquence de nos échanges, et leur intimité.
Il m'a invitée à entrer dans son réseau "virtuel". Il m'a donné accès à cet espace, et accède dans le même temps au mien. Il me donne à voir ce qu'il montre à d'autres, ce qu'il échange avec d'autres. 
Je découvre que je lui connais plus de facettes que ce profil "réseau social" si éloigné du mien.

Je suis curieuse de voir la suite de l'histoire.
Je suis touchée par une émotion intense, immense. Je me rends bien compte que ce n'est pas une demande en mariage mais l'émotion est là. Et elle est belle.
Le dernier moment passé ensemble, la conversation avait un ton plus "familier", plus "proche". Avec toujours cette sensation d'une tendresse enveloppante. Ce sentiment joyeux d'être à ma place.
D'ailleurs, il y a un "nous" qui vient parfois sur mes lèvres... Que je m'autorise à dire...
En plus, il a les mêmes analyses sur le foot que moi, hi hi.

dimanche 10 juillet 2016

Inventaire

Le sourire de ma grand-mère, une séance psycho-corpo encore incroyable, une demi-finale de foot palpitante, de la solitude triste, un lit double dans ma chambre, une carte de vacances qui parle météo sans poser aucune question amicale, une reprise du chemin d'écriture par la poésie sensuelle, une nouvelle carte-collage, le partage avec le jeune homme toujours joyeux mais toujours sans sortir du cadre du salon, un pied de tomates cerises qui a l'air de se plaire alors qu'il a failli casser, des travaux annoncés dans la rue, un bouquet de jardin (marguerites et rhododendron), de la fatigue, un livre que je voudrais lire plus vite, du papotage sympathique grâce à internet, des dates de salon pour l'année prochaine, de la chaleur, l'espoir de vivre la finale de foot dans un village de campagne échoué sur un horaire de train, un commentaire ravi de lectrice inconnue sur le roman, de la solitude triste, mon pote qui pensait venir sur Lyon terrassé par la chaleur, et... une victoire de la France ?