Un voeu
Nous qui sommes rescapés
de la nuit des étoiles
Nous qui sommes descendants lointains
du rayonnement stellaire
poussière dans l'univers
et univers nous-mêmes
ne nous laissons pas éparpiller
comme cendres refroidies
ne nous laissons pas éteindre
essayons de briller
rayonnons plus fort
essayons de donner
un peu plus de lumière
répandons en nous
et autour de nous
un peu plus de clarté
Nous portons en nous
notre étoile future.
Francis Combes, in Je rêve le monde assis sur un vieux crocodile, 50 poèmes d'aujourd'hui pour repenser demain, Rue du monde, 2015.
Bagatelle, n.f. de l'italien bagatella, tour de bateleur : le petit rien, le plaisir amoureux et le morceau musical, léger et intime, souvent pour le piano. Buissonnières, adj. : hors des sentiers battus. Des bagatelles glanées sur mon chemin, avec une phrase en boussole : explorer plutôt qu'accomplir.
Merci de respecter mes mots et mes images en ne les empruntant pas sans m'en parler avant...
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samedi 4 avril 2015
vendredi 2 janvier 2015
Les vents de 2015
Que les vents de 2015 nous caressent, nous portent, nous rassurent, nous amusent, nous grandissent,
et que nous offrions à ces vents nos chaleurs, nos rires, nos douceurs, nos espoirs, nos pas, comme un vanneur de blé. Que les récoltes soient riches d'apprentissages, d'aventures et de partages, riches de VIE !
Belle année à chacune et chacun passant par ici.
D'un vanneur de blé aux vents
et que nous offrions à ces vents nos chaleurs, nos rires, nos douceurs, nos espoirs, nos pas, comme un vanneur de blé. Que les récoltes soient riches d'apprentissages, d'aventures et de partages, riches de VIE !
Belle année à chacune et chacun passant par ici.
*
D'un vanneur de blé aux vents
A vous, troupe légère,
Qui d'aile passagère
Par le monde volez
Et d'un sifflant murmure
L'ombrageuse verdure
Doucement ébranlez,
J'offre ces violettes,
Ces lis et ces fleurettes
Et ces roses ici,
Ces vermeillettes roses,
Tout fraichement écloses
Et ces oeillets aussi.
De votre douce haleine
Éventez cette plaine,
Eventez ce séjour :
Cependant que j'ahane
A mon blé que je vanne
A la chaleur du jour.
Joachim du Bellay, in Divers Jeux rustiques. Extrait de Le livre d'or de la poésie française, France Loisirs, 1999.
mardi 4 novembre 2014
Dans l'écho de mon coeur
Plus je découvre cet homme, plus je trouve de raisons de l'aimer...
Je ne sais s'il pense de même.
Je crois seulement au plaisir partagé que nous avons d'apprendre l'un de l'autre qui nous sommes.
Si j'ai parlé
De mon amour, c'est à l'eau lente
Qui m'écoute quand je me penche
Sur elle ; si j'ai parlé
De mon amour, c'est au vent
Qui rit et chuchote entre les branches ;
Si j'ai parlé de mon amour, c'est à l'oiseau
Qui passe et chante
Avec le vent ;
Si j'ai parlé
C'est à l'écho.
Henri de Régnier, extrait de Si j'ai parlé de mon amour c'est à l'eau lente, in Odelettes.
Je ne sais s'il pense de même.
Je crois seulement au plaisir partagé que nous avons d'apprendre l'un de l'autre qui nous sommes.
Si j'ai parlé
De mon amour, c'est à l'eau lente
Qui m'écoute quand je me penche
Sur elle ; si j'ai parlé
De mon amour, c'est au vent
Qui rit et chuchote entre les branches ;
Si j'ai parlé de mon amour, c'est à l'oiseau
Qui passe et chante
Avec le vent ;
Si j'ai parlé
C'est à l'écho.
Henri de Régnier, extrait de Si j'ai parlé de mon amour c'est à l'eau lente, in Odelettes.
jeudi 23 octobre 2014
Muance
Dans la vie de mon ventre,
dans l'équilibre de mes pieds,
je cherche un corps
moins contraire
et mon cœur tente
le diapason.
*
Le nouveau pays
Dans le creux tendre de nos paumes,
dans nos poignées de mains,
cachées entre callosités et cicatrices
c'est là que nous trouverons notre pays.
Kelwyn Sole, in Pas de blessure, pas d'histoire, Poèmes d'Afrique du Sud 1996-2013, Bacchanales n°50.
dans l'équilibre de mes pieds,
je cherche un corps
moins contraire
et mon cœur tente
le diapason.
*
Le nouveau pays
Dans le creux tendre de nos paumes,
dans nos poignées de mains,
cachées entre callosités et cicatrices
c'est là que nous trouverons notre pays.
Kelwyn Sole, in Pas de blessure, pas d'histoire, Poèmes d'Afrique du Sud 1996-2013, Bacchanales n°50.
jeudi 9 octobre 2014
Mots cherchés
Je cherche les mots pour
dire l'intuition,
et cette peur qu'elle soit fausse.
Je cherche les mots pour
dire le corps
en mouvement.
Je cherche les mots pour
dire l'intime
en évolution.
Alors je lis un poète espagnol (1881-1959), découvert dans le hasard d'un déstockage de médiathèque...
De cette pierre blessée qu'ont léché
les siècles,
me souvenant et oubliant, je regarde passer le fleuve,
je regarde avancer le nuage, je regarde voler le nid.
Juan Ramon Jiménez, De cette pierre blessée, in Fleuves qui s'en vont, éd. José Corti, 1990. Traduction de Claude Couffon.
dire l'intuition,
et cette peur qu'elle soit fausse.
Je cherche les mots pour
dire le corps
en mouvement.
Je cherche les mots pour
dire l'intime
en évolution.
Alors je lis un poète espagnol (1881-1959), découvert dans le hasard d'un déstockage de médiathèque...
De cette pierre blessée qu'ont léché
les siècles,
me souvenant et oubliant, je regarde passer le fleuve,
je regarde avancer le nuage, je regarde voler le nid.
Juan Ramon Jiménez, De cette pierre blessée, in Fleuves qui s'en vont, éd. José Corti, 1990. Traduction de Claude Couffon.
vendredi 12 octobre 2012
"à contre-sens des lances de l'averse"
Extrait de Effet de nuit, in Eaux-fortes, Paul Verlaine :
La nuit. La pluie. Un ciel blafard que déchiquette
De flèches et de tours à jour la silhouette
D'une ville gothique éteinte au lointain gris.
[...]
Et puis, autour de trois livides prisonniers
Qui vont pieds nus, deux cent vingt-cinq pertuisaniers
En marche, et leurs fers droits, comme des fers de herse,
Luisent à contre-sens des lances de l'averse.
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