Indéfiniment
Je tombe en
Amour
De ce jeune homme,
L'accompagner est comme
Aimer la vie toujours.
Bagatelle, n.f. de l'italien bagatella, tour de bateleur : le petit rien, le plaisir amoureux et le morceau musical, léger et intime, souvent pour le piano. Buissonnières, adj. : hors des sentiers battus. Des bagatelles glanées sur mon chemin, avec une phrase en boussole : explorer plutôt qu'accomplir.
Merci de respecter mes mots et mes images en ne les empruntant pas sans m'en parler avant...
mardi 4 février 2020
samedi 11 janvier 2020
Un début d'année
Mon 2020 commence avec détermination, un mouvement de construction après le temps des réparations, appuyé sur ce que j'ai appris (et que je continue de découvrir), notamment avec l'accompagnant psycho-corporel. Un peu de révolte aussi, en même temps qu'une ouverture aux changements qui apparaissent, en espérant que la faille créée laisse passer un air différent : une date d'expo modifiée qui me fait décider de ne pas participer cette année, une info nouvelle qui arrive jusqu'à moi, et surtout ce début d'année sans bord de mer et soleil du sud au contraire de ces 10-15 dernières années (je n'ai pas osé compter) - les trains n'ont pas voulu.
Est-ce qu'être partie en septembre (comme j'ai bien fait de m'offrir la plage de Deauville !) suffira ? Que sera une année sans la lumière, l'iode, les levers et couchers de soleil, cet espace qui me ressource ? Je me répète "on verra". Et puis je regarde ce qui a lieu parce que je ne suis pas partie : de nouveaux collages, et ce matin la belle heure entre lui et moi, heureuses retrouvailles dans une relation qui n'est ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre, que j'aime et qui me surprend...
Des peurs passent. Des impatiences.
J'essaie mes cheveux plus longs sur mon visage qui se modifie (apprivoiser une paralysie différente...).
Je prends des idées pour les faire mûrir.
Je teste, modifie des habitudes.
Je ne garde pas ce qui n'a plus lieu.
J'invente le chemin pour aller vers cette fille qui me ressemble mieux.
Je mets du nouveau où je peux, comme je peux, avec ce qui vient.
Sans me brutaliser. Le pas brave, en suivant le courant. Dans l'espoir que...
Est-ce qu'être partie en septembre (comme j'ai bien fait de m'offrir la plage de Deauville !) suffira ? Que sera une année sans la lumière, l'iode, les levers et couchers de soleil, cet espace qui me ressource ? Je me répète "on verra". Et puis je regarde ce qui a lieu parce que je ne suis pas partie : de nouveaux collages, et ce matin la belle heure entre lui et moi, heureuses retrouvailles dans une relation qui n'est ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre, que j'aime et qui me surprend...
Des peurs passent. Des impatiences.
J'essaie mes cheveux plus longs sur mon visage qui se modifie (apprivoiser une paralysie différente...).
Je prends des idées pour les faire mûrir.
Je teste, modifie des habitudes.
Je ne garde pas ce qui n'a plus lieu.
J'invente le chemin pour aller vers cette fille qui me ressemble mieux.
Je mets du nouveau où je peux, comme je peux, avec ce qui vient.
Sans me brutaliser. Le pas brave, en suivant le courant. Dans l'espoir que...
mercredi 1 janvier 2020
Le bilan
Je suis restée en vie, j'ai réussi cela, et ce n'était pas tellement gagné quand je relis ces dernières années... Et je n'arrive pas en ce début janvier épuisée attendant le bord de mer comme une bouée de sauvetage. Heureusement, vu que sans trains...
J'ai sûrement raté un truc pour que mes anciennes relations soient devenues ce qu'elles sont maintenant : ce manque d'envie de passer du temps avec moi... Et je n'ai pas tellement réussi à les remplacer... Pourtant, il y a ce jeune homme dont je ne doute pas du plaisir qu'il a de ma présence, et ces relations lointaines qui existent... Mais là, il est possible que dans les 15 prochains jours, je ne prononce pas plus d'une vingtaine de phrases... J'ai forcément raté un truc pour en arriver là.
J'ai créé un livre dont je suis fière, pour le travail fait ; j'arrive à la fin de vente de mon tout premier livre et c'était du travail d'en vendre assez pour finir par me dire "maintenant j'arrête"... mais tout ça ne donne rien que de l'attente : la parution qui viendra peut-être un jour, les droits d'auteur que je ne recevrai peut-être jamais.. J'ai des idées, des bouts de choses à continuer, c'est sûrement un début vers la suite du chemin d'écrivain... et un chemin d'écrivain, même tout petit, c'est un chemin donc une réussite.
J'ai avancé dans le travail sur moi-même. Mais je me demande à quoi ça sert d'avancer si ça ne bouge rien de ce qui me rend triste ?
Et puis je relis les intentions de janvier 2019 et... elles résonnent toujours vraies en moi. Ça ne mène peut-être à rien - peut-être que je ne fais pas bien ? - mais je ne vois rien d'autre à faire. Alors je vais continuer.
Pour le bercer ou le bâtir, prendre chaque jour entre mes bras,
Accueillir son rythme cardiaque, labour ou brouhaha.
Accueillir son rythme cardiaque, labour ou brouhaha.
Poser ma tête sur l'épaule de la vie.
Avec foi et bienveillance, faire les pas du chemin.
Faire plein usage du sensible au cœur de moi.
Explorer, créer, vibrer.
Aimer, toujours.
Explorer, créer, vibrer.
Aimer, toujours.
Et un jour, dans le bilan, il y aura autre chose, il y aura cet amoureux qui voudra faire la route avec moi, et les difficultés d'une vie qui n'existe pas juste entre soi et soi... et ce sera bien.
Je souhaite à celles et ceux qui passent par ici ce que je trouve tellement important : des émerveillements, des rêves, des enthousiasmes, de la douceur, et des personnes pour partager cela.
jeudi 19 décembre 2019
La fin d'année
A moins d'un miracle comme dans les téléfilms de l'après-midi sur la 6, ma fin d'année sera comme trop d'années.
Ce que j'espérais pour illuminer un peu est reporté. Le recueil de poésie est en attente de la réorganisation entrepreneuriale de l'éditeur. La séance ciné - ptit restau avec le jeune homme est reportée à plus tard - trop de fatigue, trop de travail, et peut-être un besoin de temps pour reprogrammer son cerveau - fin janvier ou après, le temps qu'il parte se reposer et que je revienne du bord de mer.
Pour Noël, il n'y a même plus ma grand-mère à aller voir, et les solitaires qui complètent notre petit carré de famille vont voir ailleurs. Oh, ça n'empêchera pas un Noël joyeux, on est doué pour ça chez moi, mais c'est aussi un peu tristoune, la tranquillité.
Pour le changement d'année, ce sera entre moi et moi-même, en essayant de ne voir que ces brins d'espoir pour la suite : cette meilleure énergie enfin trouvée, et que j'espère voir tenir dans la longueur, ce que je ne cesse d'apprendre grâce au psycho-corpo, et cette relation que j'aime tant et que j'espère voir grandir encore, jusqu'à l'aventure du couple amoureux...
mardi 26 novembre 2019
Je choisis la confiance
Comme un ptit air de chance qu'on fredonne, je choisis la confiance.
La peur gorgone n'a pas déjoué les blessures, mon instinct m'a donné des joies, et même des victoires.
J'aurais parfois dû lâcher prise plus tôt mais ma ténacité a eu du bon.
Dans mon contre-courant forcé, je comprends que l'isolement, ce n'est pas seulement voir trop peu de personnes, c'est toutes ces petites phrases qui derrière l'air amical disent que ce qu'on est, ce qu'on ressent, n'est pas "ce qu'il faut", par incompréhension, par peur pour moi... L'isolement, c'est un déficit de complicité, le clin d’œil "même tribu".
Mais il y a eu ce samedi matin, où j'ai vu comme toutes ces minutes passées en compagnie du jeune homme, en plus du bien qu'elles m'ont fait chaque fois - vrai cadeau de la vie ces derniers temps - toutes ces minutes ont créé une relation qui s'en fiche de l'âge et de mon apparence. Je ne sais plus depuis quand on ne m'a pas dit "on ira voir un film ensemble et puis après on ira manger pour parler". Je ne sais plus depuis quand on ne m'a pas dit "je viendrai regarder la série chez toi, j'apporterai l'apéro". Lui, avec qui j'aime tant être, l'a fait. Et il a posé sa main sur ma cuisse.
Alors je ne sais pas si la suite sera un jour le couple que mon instinct imagine. Je ne sais pas ce que deviendra cette relation qui est à contre-courant... mais c'est bon, ce contre-courant-là.
Alors je choisis la confiance. En lui, en moi, en nous, et dans la vie qui ne peut pas jouer à tester ma résistance de phénix indéfiniment.
Je choisis la confiance pour tous les pas, fragiles ou non, ils seront les bons.
La peur gorgone n'a pas déjoué les blessures, mon instinct m'a donné des joies, et même des victoires.
J'aurais parfois dû lâcher prise plus tôt mais ma ténacité a eu du bon.
Dans mon contre-courant forcé, je comprends que l'isolement, ce n'est pas seulement voir trop peu de personnes, c'est toutes ces petites phrases qui derrière l'air amical disent que ce qu'on est, ce qu'on ressent, n'est pas "ce qu'il faut", par incompréhension, par peur pour moi... L'isolement, c'est un déficit de complicité, le clin d’œil "même tribu".
Mais il y a eu ce samedi matin, où j'ai vu comme toutes ces minutes passées en compagnie du jeune homme, en plus du bien qu'elles m'ont fait chaque fois - vrai cadeau de la vie ces derniers temps - toutes ces minutes ont créé une relation qui s'en fiche de l'âge et de mon apparence. Je ne sais plus depuis quand on ne m'a pas dit "on ira voir un film ensemble et puis après on ira manger pour parler". Je ne sais plus depuis quand on ne m'a pas dit "je viendrai regarder la série chez toi, j'apporterai l'apéro". Lui, avec qui j'aime tant être, l'a fait. Et il a posé sa main sur ma cuisse.
Alors je ne sais pas si la suite sera un jour le couple que mon instinct imagine. Je ne sais pas ce que deviendra cette relation qui est à contre-courant... mais c'est bon, ce contre-courant-là.
Alors je choisis la confiance. En lui, en moi, en nous, et dans la vie qui ne peut pas jouer à tester ma résistance de phénix indéfiniment.
Je choisis la confiance pour tous les pas, fragiles ou non, ils seront les bons.
mardi 12 novembre 2019
Suite
Et puis tu le revois, dans un moment tranquille.
Et tu vois que ton soutien, ton avis, compte, mais qu'il n'a pas l'intention de te faire jouer le rôle de la consolatrice en se plaignant, et ça te fait l'aimer encore plus.
Et tu sens qu'il y a quelque chose qui nous fait nous lever, nous asseoir, nous éloigner, nous approcher... Tu te dis que cette hésitation à rentrer chez soi, c'est comme un temps qu'on pourrait étirer si on l'osait. Mais tu ne veux pas interpréter.
Et il te donne envie de voir deux films. Et ça te donne l'idée de faire une journée ciné pour ta journée d'anni que tu n'avais pas envie de vivre, parce que tu voudrais un autre âge, ou une autre vie à cet âge, que demain tu auras plein de messages sûrement mais que tu n'oublies pas la souffrance de l'isolement ressenti tous ces mois et ces mois où les amis n'ont rien vu, rien entendu, parce qu'ils n'ont du temps que le jour de ton anni, ou quand ta grand-mère meurt, une minute pour quelques mots. Alors, oui, une journée ciné, avant de terminer avec une rencontre-dédicace de Sorj Chalendon si l'énergie est là. Et juste ça, cette idée née du moment avec lui, c'est beau.
Et il te dit, sur la fin, "il faudra qu'on aille au ciné ensemble". Et toi, tu réponds "ça tombe bien, j'ai même une place gratuite dont tu peux profiter". Tu pensais à lui proposer mais tu n'as pas eu à hésiter sur quand, comment, le dire, il t'a devancé, et il a souri, et tu sais que ce n'est pas un "on se fera un ciné" dit comme ça, que ça se fera même si aucune date n'a été prise.
Et tu sais que cette relation que tu es allée chercher parce qu'à la première rencontre, tu as su que tu avais trouvé un trésor, elle va continuer à grandir, en sortant du contexte dans laquelle elle est née.
Et que ça finisse en couple ou non, même si tu as une préférence, des rêves, eh bien, c'est un très joli cadeau d'anniversaire.
mardi 5 novembre 2019
Quand soudain...
Le jeune homme, celui dont j'aime chaque minute en sa compagnie depuis le 1er jour (et ce 1er jour est loin, déjà, des minutes, mine de rien, il y en a eu beaucoup) vient d'être quitté par celle avec qui il s'engageait dans un avenir.
C'est brutal, il est dévasté. Je ne peux donc m'en réjouir. J'ai mal qu'il ait mal.
Mais le jeune homme qui est pour moi l'homme-de-ma-vie, qui me fait du bien par le simple fait d'exister, est quitté. Nous pouvons donc laisser grandir notre relation dans un contexte plus large.
Je reste une fille plus âgée avec un handicap qui complique. Je ne suis pas la jolie blonde brindille.
Rien ne dit qu'il va me tomber dans les bras.
Mais voilà, soudain, il y a quelque chose qui change. A quelques jours de mon anniversaire sans joie. Alors que je retrouve une direction, avec mon corps divisé qui apprend à vivre dans la complétude, en cohabitation sereine, et que ça me redonne de l'espoir perdu, une vie qui va mieux "même si"...
C'est lui qui est quitté. Moi, j'ai l'onde de choc. C'est comme un ricochet qui ouvre la porte aux rêves, aux fantasmes. Mais je sais que c'est dangereux d'ouvrir cette porte. Parce que rien ne dit qu'il saura voir ce que je vois, même s'il aime passer du temps avec moi, j'en ai la preuve depuis un moment. Alors je répète à l'Univers, à Dieu, à ce qui peut m'entendre : "s'il te plait. Fais que !" Et puis je me répète : reste toi, à suivre ton instinct comme tu as fait dans cette relation improbable, qui a un peu plus d'espace s'il est seul. Ta certitude, c'est que c'est un trésor, c'est cela qui compte, qui est beau.
Le reste, c'est l'avenir qui le dira.
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