Merci de respecter mes mots et mes images en ne les empruntant pas sans m'en parler avant...

lundi 27 juin 2016

La chance

Hier, dans le stade magnifique de l'OL, où nous avons eu de l'air et de l'ombre et une ambiance de supporters cools et motivés, nous étions du côté de la cage où il y a eu tous les buts, et nous avons eu peur et vibré. Le kif !

Aujourd'hui, dans une boite à livres très remplie, j'ai trouvé la suite (sous plastique !) d'un livre que j'ai découvert et aimé il y a quelques mois, et étoffé ma "collection" des éditions Verdier (manifestement, les bibliothèques ne gardent pas ces livres aux écritures toujours singulières).

dimanche 26 juin 2016

Aujourd'hui

Me réveiller avec cette phrase : ne pas lutter, prendre ce qui est présent dans le corps, l'accueillir comme c'est, sans juger. Les émotions, les difficultés, les tensions.

Combien d'expériences sont l'occasion pour moi de mettre à plat les schémas intégrés ? Depuis que j'ai poussé la porte d'un salon de coiffure, et celle d'un accompagnant psycho-corporel, ça n'arrête pas. Depuis que j'ai pris ces mots en boussole, mots qui ont tracé un fil d'Ariane en se déroulant (cf. l'intention-résolution de janvier 2015 et celle de 2016). Ça n'arrête pas mais surtout, ça a pris une autre voie. Parce que ma vie, au fond, n'est qu'expériences qui mettent à plat les schémas, bouleversent les cases... Une autre voie, une autre voix... 
Mes "bagatelles buissonnières" sont des "petits riens" qui me transforment, elles ont l'importance de ce qu'un enfant trouve sur le chemin.

Aujourd'hui, je vais découvrir le grand stade tout neuf où jouent mes ptits lyonnais. Un ami qui aime ces grandes ambiances de fête, et qui est chanceux (tirage au sort pour avoir des places), m'a offert de l'accompagner. Je vais donc voir en vrai les supporters irlandais, ceux qui font voir qu'on peut boire beaucoup et aimer le foot et donner le sourire. Je vais donc jouer à la supportrice bleue. Entendre chanter et s'enthousiasmer (j'espère que le match sera moins soporifique que ceux d'hier...), vibrer, un grand nombre de personnes ensemble. Découvrir comment ça fait en vrai d'être dans ce moment-là.

Et vivre cela comme je suis. Avec mon corps comme il est, dans cette journée d'été rafraichie.

*J'avais mobilisé les bisounours pour le match contre la Suisse, qui avait une incidence sur l'équipe que nous allions voir aujourd'hui (tant qu'à faire, autant voir la France, quand même !). Ça a marché. :-)

dimanche 19 juin 2016

L'espace caché

J'ai été à un concert. Un concert avec batterie, guitare électrique et son bien fort.
Et la musique ne m'a pas fait mal. Ou à peine. Mes cellules, mon corps, n'avaient pas besoin de se défendre.
C'est la première fois que cela m'arrive. 
J'ai toujours "fait avec" pour pouvoir continuer à vivre ce que j'aime. Là, ce soir-là, j'ai fait sans.
Au point que le lendemain, même fatiguée, j'ai pu marcher longtemps dans une brocante avec une copine. Évidemment, j'étais KO le dimanche mais c'était sans importance.

Je n'ai pas eu mal. J'ai vécu un concert sans cette compagne indésirable.
De l'extérieur, ça ne change pas ma vie. Mais de l'intérieur, c'est une émotion que je prends le temps d'intégrer. Parce que c'est gigantesque de pouvoir vivre la sensation de "non douleur" quand on ne connait plus que ça depuis tellement d'années qu'on a failli ne plus trouver comment tenir encore.
Parce que c'est gigantesque d'avoir un corps solide et allégé quand on croyait n'avoir que fragilités et combats à trainer comme un boulet.

C'est gigantesque et ça découvre un espace caché.
Un espace où l'on peut courir avec une petite fille pour le plaisir.
Un espace où je me découvre plus sportive que "prévu".
Un espace où je réalise la dose de souffrances encaissée depuis le jour où j'ai été opérée, où j'ai vu mon nouveau visage dans un miroir. Je n'en tire ni gloire ni colère ni je ne sais quoi de "victimisation", simplement je réalise, je me rends compte. Tout au long de ces années, j'ai cherché comment "faire avec" et j'ai plutôt bien trouvé puisque j'en suis là. Aujourd'hui, c'est en m'accueillant, que j'agis pour la vie.
Hier, j'ai débusqué la peur de la souffrance. Je crois que c'est la première fois que quelqu'un me disait "c'est normal d'avoir peur de la souffrance". 
La peau de guerrière m'a été utile, mais j'aime tellement plus la fille - la femme que je découvre derrière, dans l'espace caché. C'est intimidant et bouleversant : je prends le temps de la rencontrer...


lundi 13 juin 2016

(S')écouter

J'écoute et je dénoue.
Parfois avec peine : il m'a fallu plusieurs jours de blocages frustrants pour comprendre et agir selon mon ressenti.
Souvent avec une grande émotion - quelque chose entre soulagement, incrédulité et joie intense.

J'écoute et je dénoue.
Et je suis silencieuse ici. Ce que j'ai à raconter est peut-être trop intime. Ou trop fragile encore...




samedi 4 juin 2016

Les joies du jour


Glisser le bouquet de pivoines, acheté après une longue hésitation, dans le vase de ma grand-mère/marraine, celui que ses enfants lui avaient offert pour un anniversaire de mariage, m'a raconté ma tante, heureuse que je l'emporte chez moi lorsque nous avons trié les affaires.

Aller voir une collègue auteure qui faisait une dédicace à 15 min à pied de chez moi. Après des échanges sympathiques via fb le matin, la retrouver avec plaisir et rester papoter bien plus longtemps que prévu. En plus, marcher avec le soleil revenu tenir compagnie !

Écouter les nœuds se dénouer... Et être tellement heureuse de ce que m'apporte le psycho-corpo.

dimanche 29 mai 2016

2 jours d'expo, et ce qu'il faudra de repos.

Le plaisir des belles rencontres, les nouvelles et celles qui se poursuivent ; le plaisir d'échanger autour de son travail, avec des enfants attentifs et curieux, des adolescents sensibles, des adultes de tous âges ouverts à la poésie, à la découverte ; le plaisir de recevoir des compliments, et d'être fière de parler des éditions du Poutan (la beauté de l'objet-livre, et surtout de la couverture tellement en cohérence avec mes collages, est très remarquée) ; le plaisir de voir le roman partir à la rencontre de lecteurs ; le plaisir de trouver des acheteurs ; et le plaisir de s'offrir des boucles d'oreille.
Bref, c'était l'expo du conseil de quartier (ma nouvelle vie sociale-associative) qui est pour la 3e année consécutive une belle manière de dépenser mon énergie.
Maintenant, il s'agit de la récupérer : la douleur du jour (et de cette nuit) n'aide pas beaucoup, mais il y a Roland Garros, les timbres (mon père a augmenté sa collection et la mienne par la même occasion !), une jolie anthologie de poésie reçue... Et puis, surtout, il y a la satisfaction qui aide à la patience, la rêverie qui remplit le temps...





jeudi 26 mai 2016

Le dire

Je l'aime.

J'ai mille raisons mais l'évidence ne se dénombre pas.

J'aimerais la réciprocité mais elle ne change rien à cette réalité qui me vient avec force : je l'aime.

Ces trois mots sortent comme un souffle libérateur.
Je réalise que c'est ce que j'ai mis dans un tableau créé il y a quelques semaines et que c'est pour cela que je n'ai pas envie de le vendre, ce tableau : c'est ma déclaration.

Je l'aime, et je prends cet amour à bras-le-corps. Je le laisse me révéler. Je le vis.