Merci de respecter mes mots et mes images en ne les empruntant pas sans m'en parler avant...

lundi 19 décembre 2016

Dix fins d'année

Dix novembre, dix décembre... j'ai hésité à relire : les fins d'année sont bien trop les mêmes depuis 10 ans.
10 noëls qu'il me manque un frère. 10 noëls sans petits-enfants qui agrandissent la famille.
10 anniversaires et réveillons sans être en couple.
Tout cela me cisaille le cœur.
Mais en relisant, j'ai trouvé des premières fois : le premier livre il y a dix ans, les premières dédicaces, le premier salon, les premières cartes, le premier roman il y a un an. Les lumignons sur un balcon.
Et puis, au milieu des douleurs, j'ai trouvé des mots qui dessinent un parcours de survivante, des pas qui cherchent l'équilibre sur un chemin compliqué : la vie est une poésie qui rime en sens étourdi ; suivre le sillage des "je peux" ; croire en ma boussole ; continuer à avoir foi en mon instinct, toujours.
Et puis en 2014, un autre mouvement, qui va de paire avec le travail psycho-corporel.
Deux mois d'automne comme une mue : l'acuité de mes ressentis ; l'apprentissage d'une tranquillité inconnue qui devient socle là où les angoisses prenaient racines ;  la certitude au fond que les choses vont au bon rythme ; de la place libre pour des audaces qui me correspondent ; des rêves que je m'autorise sans oublier pour autant ma réalité ; la découverte que l'énergie, ce n'est pas seulement une capacité physique... Ce que je trouve au fil de mes explorations est d'une richesse qui me bouleverse, une richesse sans signe extérieur, que je vis touche par touche.
Un mouvement qui va aussi de paire avec un jeune homme, coiffeur de son état. Les mots de 2015 sont toujours d'actualité : Il y a le jeune homme, une relation qui grandit et qui me grandit. Il y a, quand je relis les mots laissés sur ce blog, la certitude qu'une rencontre qui crée un tel sentiment est un trésor à savourer comme tel même s'il n'est pas l'amour désiré.

Finalement, dix fin d'années qui sont avec les mêmes manques mais avec des joies et des réussites en plus.

lundi 12 décembre 2016

Comme un sapin...

... puisqu'il parait que cette photo peut être un cadeau. :-)


jeudi 8 décembre 2016

Les sourires du 8

Le 8 décembre me fait sortir de mon silence bloguesque !
C'est la première fois que n'étant pas sortie, j'ai quand même le sourire.
J'ai le sourire parce que mon voisinage a  mis des lumignons aux fenêtres donc j'en vois de chez moi.
J'ai le sourire parce que j'aime bien le sapin que j'ai fabriqué à partir de branches que je trouvais petites mais que j'ai eues gratuitement.
J'ai le sourire parce la soirée de demain qui s'annonce et s'organise naturellement m'inspire confiance et joie, même s'il y a des préparatifs imprévus : mes amis vont coucher chez moi.
J'ai le sourire parce que ce matin, j'ai revu quelques minutes le jeune homme après une longue interruption (15 jours ! Heureusement qu'à notre dernière rencontre, j'étais restée plus de 2h30 en sa compagnie ! Même être seulement à ses côtés pendant qu'il travaille est un grand kif de douceur...) : un ptit partage de plus qui fait chaud.


lundi 21 novembre 2016

Ce qui a changé

3 semaines sans kiné, dont une sans aucun soignant et deux grosses journées de travail, une météo tempêtueuse et... le bilan de la séance du jour est : "ce n'est vraiment pas une cata." !!! Mon corps et moi, nous avons donc su faire.

Au salon hier des inconnus qui se sont arrêtés à mon stand pour discuter de mes livres sont revenus plus tard m'en prendre un !! C'est la première fois que je réussis cette prouesse commerciale, hi hi ! 
Une personne m'a dit "vous faites quoi ? de la poésie ? Ça ne m'étonne pas, vous dégagez beaucoup de douceur." alors que j'ai seulement dit "bonjour"...

Je me détache du premier roman, le deuxième prend lentement mais sûrement une place...

Je me positionne différemment face à mes amis : j'ai lâché prise sur la peur de perdre parce que j'exprime mes ressentis... je me respecte comme dirait ma Jen.

J'ai dit à haute voix devant le jeune homme "j'ai beaucoup de plaisir à te voir". Comme ça, sans réfléchir.

mercredi 16 novembre 2016

Cette semaine

Une semaine sans soignant d'aucune sorte (hors vacances, je ne sais pas depuis combien de temps ça ne m'était pas arrivé !) et avec deux grosses journées de travail : une formation hier pour éplucher dans la bonne humeur le casse-tête administratif lié au statut de l'auteur et ses multiples activités annexes ; un salon dimanche où j'ai hâte d'aller. Entre ? Du repos, un restau d'anniversaire avec une amie, probablement du cinéma, et le jeune homme selon ce que son travail nous laissera comme temps à partager.

mercredi 2 novembre 2016

L'effet délicieux

Une semaine en Corse à savourer presque chaque minute de paysage (et le miel, la charcuterie, les pâtisseries, le vin...), 15 jours à ne pas voir le jeune homme... et j'avais oublié le délicieux effet qu'il me fait, cette douceur joyeuse qui me donne envie de partager encore et encore et encore avec lui..

mardi 1 novembre 2016

Dix mois d'octobre

(le mois est passé vite...)
10 ans de blog ! Relire ce que j'ai dit chaque mois d'octobre...

De la bataille. Tellement de douleurs...
Une belle photo de moi, venue d'un joli mariage, qui m'accompagne encore sur mon chemin  d'écrivain.
Des spectacles.
De la cuisine.
L'ex-prince. Un autre amour lointain.
L'anniversaire qui approche, mon âge qui avance sans que ma situation ne change... Ce destin qui m'éloigne des autres parce qu'il n'est pas dans le cadre... 
Deux cyclamens pour inaugurer mon balcon.
Le décès d'une grand-mère. Son appartement vidé. Et puis une autre année, l'appartement de l'autre grand-mère vidé aussi : elle n'a plus qu'une chambre de maison médicalisée.
Des bottes, du vernis rouge, une petite robe, de la lingerie, un haut classe et sexy...
Une confiance, une assurance qui grandit au fil des rencontres. 
Une phrase comme un leitmotiv : "peu importe le temps qu'on met, la vitesse du navire... aller chercher l'étoile, toujours."
Puis en 2014, "le cap a changé" : une nouvelle orientation, un nouveau nom de blog, ce début de boussole :
Explorer plutôt qu'accomplir.
Accorder plutôt que combattre.
Inventer.
Et toujours, aimer. 
Et l'année d'après, le défi de la douleur est toujours là mais "Je vis cependant avec beaucoup plus d'intelligence et de plaisir avec mon corps : il n'est plus mon ennemi mais mon compagnon." Le travail psycho-corporel me montre que rien n'est figé, que mon corps nettoyé fait un espace vierge, qu'il y a de la place pour ce qu'il ne connait pas : l'apaisement, le moins de souffrances.
Il y a la douceur de faire connaissance avec le jeune homme. Mon cœur qui sourit d'amour.
Et tout du long, en fil conducteur, l'écriture.
En 2007, ces mots : "Sentir des personnages se créer et me tenir la main... Par morceaux, quelque chose se construit, qui fera peut-être un livre, si l'histoire tient la route, si les mots de la langue suivent, si... J'aime cette sensation. Avoir le projet d'un univers à mettre en mots, pour un roman, je découvre. Et j'aime.Je suis curieuse de ce à quoi je vais aboutir. Je prends un chemin où je dépose mes cailloux, ramasse des feuilles pour les poser plus loin sur de la mousse... je ne sais pas comment sera le chemin quand je me retournerai avant de bifurquer pour ailleurs. J'aurai repeint le paysage à ma sauce...Que donnera-t-il ? J'aime cette incertitude. J'aime ce flou sur lequel je pose lentement mes touches de couleurs pour un tableau qui s'impose à moi mais dont je ne sais rien en réalité. Je ne peux pas ne pas écrire cette histoire. Elle a besoin d'exister. J'aime cette certitude qui vient de nulle part. Être écrivain, c'est cela ? Ça me rend heureuse."
En 2014, le début d'un projet de 2e roman qui nécessite des recherches.
En 2016, la parution du 1er roman. Le tumulte d'émotions qui va avec.
En ce mois d'octobre où je n'ai pas écrit ici, il  y a eu des sensations physiques différentes : un vrai sentiment de douleurs moins présentes, moins fortes ; une fatigue importante, un corps qui prend de nouvelles marques...
Il y a eu le jeune homme avec qui j'ai partagé plus que jamais, avec des jours où sur son invitation je ne partais plus du salon (j'espère que cela va continuer, et plus si affinités, en novembre...).
Et pour terminer le mois, la chance de découvrir la Corse, avec voyage en bateau. (J'essaie de revenir vite avec quelques photos... c'est beaaaauuu la Corse !)