Le volley, c'est mes origines, le truc de famille auquel on ne peut échapper, des souvenirs d'enfance dans un gymnase certains soirs de vacances scolaires avec le diabolo grenadine dans un bar après, des conversations que j'écoute en silence en rongeant mon frein, des noms de joueurs qui me sont familiers... alors c'est une émotion particulière de regarder les volleyeurs français gagner pour la première fois.
Bagatelle, n.f. de l'italien bagatella, tour de bateleur : le petit rien, le plaisir amoureux et le morceau musical, léger et intime, souvent pour le piano. Buissonnières, adj. : hors des sentiers battus. Des bagatelles glanées sur mon chemin, avec une phrase en boussole : explorer plutôt qu'accomplir.
Merci de respecter mes mots et mes images en ne les empruntant pas sans m'en parler avant...
dimanche 18 octobre 2015
samedi 17 octobre 2015
La suite
Blottie quelques jours, sans avoir le sentiment de récupérer de l'énergie...
Alors comprendre qu'il y a trop de pensées dans ma tête et qu'il me faut écouter encore mieux ce que dit mon corps bloqué.
Entre massages et respirations, reprendre, accentuer, les bons réflexes.
Entre massages et respirations, reprendre, accentuer, les bons réflexes.
Faire que le trop-plein s'évapore pour préparer la suite.
dimanche 11 octobre 2015
Les gestes simples
Croquer des tomates cerises en octobre alors qu'il n'y a rien eu cet été et que le seul pied survivant a un air improbable.
Planter des cyclamens et remettre un peu d'ordre dans les jardinières du balcon et de la fenêtre.
Savourer le soleil qui a percé la grisaille et le froid du matin.
Terminer un livre qu'on n'a pas aimé.
Regarder un film dans mon salon lumineux en respirant tranquillement dans mon fauteuil.
Préparer un gâteau avec une boite d'abricots et un yoghourt pour terminer des oeufs et remplacer le pain du petit-déjeuner qu'on a terminé dans la journée.
Au téléphone avec un ami, rire et préparer la sortie de demain soir qui devrait être un grand moment sympathique (soirée d'ouverture du festival de cinéma de ma ville : des stars et un film surprise dans une salle de concert !).
Écouter mon cœur sourire d'amour.
Habiter le temps dans sa tranquillité. Être dans les gestes simples.
mercredi 7 octobre 2015
S'émerveiller et tisser du lien
(en écho avec Nots)
M'émerveiller de constater que le sourire suite à cet échange déborde tellement de moi que le kiné m'a dit "ça se voit" lorsque j'ai répondu "ça va" à sa question.
M'émerveiller de voir l'univers exaucer ma prière d'impatience hier : le jeune homme m'a dit ce matin de repasser en début d'après-midi et nous avons papoté une demi-heure.
M'émerveiller d'échanger nos ressentis sur deux films différents, dans une proposition d'idée pour un prochain film. M'émerveiller de le voir écrire spontanément sur un bout de papier le nom d'une série qu'il a beaucoup aimée pour que je puisse la trouver. M'émerveiller d'avoir eu un échange authentique et intime avec quelqu'un aujourd'hui, dans les regards et la voix autant que dans les mots. M'émerveiller d'avoir ri en chœur.
Laisser passer ce que j'apprends et qui pique le cœur amoureux parce que s'il est l'homme-de-ma vie, ce n'est pas pour tout de suite ; laisser passer la phrase malheureuse que j'ai prononcée (comme technique de drague, rappeler que l'autre pourrait être son petit frère, c'est pas terrible, je suppose...) - quoique en même temps, sa réaction aurait tendance à montrer qu'il ne me voit pas du tout comme une fille plus âgée, et c'est une autre occasion de s'émerveiller.
M'émerveiller de constater que le sourire suite à cet échange déborde tellement de moi que le kiné m'a dit "ça se voit" lorsque j'ai répondu "ça va" à sa question.
M'émerveiller, même si la fatigue me rattrape, d'avoir des préparatifs à faire pour les prochaines occasions de rencontres-dédicaces et d'intégrer un roman, avec un éditeur, à mon chemin d'écriture. Me réjouir du compliment du jeune homme sur les affiches crées hier. M'émerveiller de l'idée qu'à la fin du mois, les personnages nés en moi commenceront leur vie de papier et m'émerveiller de sentir que je commence enfin à mieux mesurer ce que je crois avoir mis dans l'histoire que j'ai racontée.
Et rester à l'affût des merveilles. C'est la seule chose qui compte dans la vie, non ?
mardi 6 octobre 2015
L'éclat d'impatience
Dis, l'Univers, j'ai bien compris que tu avais plein de défi à me proposer, et que tu as l'intention de m'occuper à des tas de choses, mais... et si tu remettais le jeune homme sur ma route ? Nan parce qu'une bise rapide alors que je ne l'ai vu qu'à travers la vitre la semaine dernière, c'est à peine le minimum requis non mais !
En plus, maintenant je trépigne encore plus parce que je lui ai déposé une affiche présentant mon roman et que j'aimerais beaucoup qu'il me dise "ça donne envie de le lire" et "je viendrais bien te voir le jour du lancement" (31 octobre !) ou à une autre date de dédicaces (cf. l'autre blog pour voir le planning jusqu'à Noël)...
Rha la la... c'est vraiment n'importe quoi d'être amoureuse ! :-)
lundi 5 octobre 2015
Le voyage
Et puis vient la séance avec l'accompagnant psycho-corporel...
J'aime ce voyage.
Et je découvre à l'intérieur de moi un paysage émotionnel bien plein mais ni sale, ni moche, fait du chemin parcouru jusque là,
un paysage qui peut laisser la place à un espace vierge où la suite est libre de s'y dessiner à sa guise et à la mienne,
un espace pour lequel je n'ai pas peur de franchir le trou noir qui en est l'entrée.
Et je découvre que rien n'est figé, fixe, et que c'est aussi la chance pour mon corps car nettoyé, il peut lui aussi être un espace ouvert à ce qu'il ne connait pas : l'apaisement, le moins de souffrances...
Et je découvre que le passé a bâti en moi un paysage riche dans lequel je peux me promener et même y puiser la matière dont j'ai besoin pour la suite, que je suis curieuse de l'avenir, sans hâte ni jugement, et que le présent m'y amène, avec heurts ou douceurs selon le mouvement de vie, mais sans batailler.
J'aime ce voyage.
Peu importe la distance l'horizon est une chance...
Voyager seul... en laissant ceux qui veulent partir ou bien rester...
http://www.musicme.com/Emmanuel-Moire/albums/La-Rencontre-0602547496775.html?play=12
http://www.musicme.com/Emmanuel-Moire/albums/La-Rencontre-0602547496775.html?play=12
dimanche 4 octobre 2015
Navigation mouvementée
La mer sur laquelle je navigue en ce début d'automne (et cette fin 2015 ?) est décidément pleine de défis, de nouveautés et de réajustements qui créent plus ou moins de frictions...
Le défi le plus habituel, malheureusement, c'est la douleur physique... Je vis cependant avec beaucoup plus d'intelligence et de plaisir avec mon corps : il n'est plus mon ennemi mais mon compagnon. J'ai repris le pilates sans aucun sentiment de bataille, juste la joie de sentir mes muscles travailler, les tensions se dénouer !
L'autre défi est d'exprimer mes ressentis, ne pas me nier, et laisser l'autre libre de réagir comme il l'entend, puis d'agir après de manière à rester cohérente avec qui je suis. L'amitié s'est réajustée, mon implication bénévole est en sursis...
Le troisième défi est de suivre le courant de la rivière sans être pour autant passive : agir puis laisser de l'espace à la réaction, se laisser surprendre par ce qui arrive. Je fais bien : au milieu des frottements viennent à moi de jolies choses.
En fait, j'ai le sentiment d'en être à ma quatrième mue. Une mue genre phénix qui renait de ses cendres. Ma quatrième vie, un quatrième cycle, appelons ça comme on veut. J'apprends que je peux vivre avec mes émotions et mes ressentis intenses sans m'y noyer, à condition d'être en cohérence avec eux. Les laisser exister, sans jugement : ils ne sont ni mauvais, ni bons, ils sont miens. Et je peux même m'en nourrir si je les écoute au lieu de les cacher et si je vais vers les personnes qui sont sur la même longueur d'ondes.
Le changement de boussole initié en octobre dernier est décidément riche d'apprentissages et découvertes. L'avantage des frictions, c'est que cela permet de se réaffirmer ses objectifs/intentions de vie, ce vers quoi l'on souhaite mettre son énergie...
Le défi le plus habituel, malheureusement, c'est la douleur physique... Je vis cependant avec beaucoup plus d'intelligence et de plaisir avec mon corps : il n'est plus mon ennemi mais mon compagnon. J'ai repris le pilates sans aucun sentiment de bataille, juste la joie de sentir mes muscles travailler, les tensions se dénouer !
L'autre défi est d'exprimer mes ressentis, ne pas me nier, et laisser l'autre libre de réagir comme il l'entend, puis d'agir après de manière à rester cohérente avec qui je suis. L'amitié s'est réajustée, mon implication bénévole est en sursis...
Le troisième défi est de suivre le courant de la rivière sans être pour autant passive : agir puis laisser de l'espace à la réaction, se laisser surprendre par ce qui arrive. Je fais bien : au milieu des frottements viennent à moi de jolies choses.
En fait, j'ai le sentiment d'en être à ma quatrième mue. Une mue genre phénix qui renait de ses cendres. Ma quatrième vie, un quatrième cycle, appelons ça comme on veut. J'apprends que je peux vivre avec mes émotions et mes ressentis intenses sans m'y noyer, à condition d'être en cohérence avec eux. Les laisser exister, sans jugement : ils ne sont ni mauvais, ni bons, ils sont miens. Et je peux même m'en nourrir si je les écoute au lieu de les cacher et si je vais vers les personnes qui sont sur la même longueur d'ondes.
Le changement de boussole initié en octobre dernier est décidément riche d'apprentissages et découvertes. L'avantage des frictions, c'est que cela permet de se réaffirmer ses objectifs/intentions de vie, ce vers quoi l'on souhaite mettre son énergie...
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