Merci de respecter mes mots et mes images en ne les empruntant pas sans m'en parler avant...

vendredi 15 mars 2019

Les lignes de vie

Le jeune homme achète un appart avec la fille avec qui il fait sa vie. Avec de l'espace pour un enfant qui n'est pas encore un projet mais l'ordre des choses se profile.

Moi j'écoute mon corps travailler, je l'accompagne. J'aimerais que ça fasse plus l'inverse : que mon corps m'accompagne dans les projets... Ce n'est probablement pas encore le moment. C'est frustrant et difficile, je ne sais pas s'il y aura un jour ce moment ou si ma vie, toute ma vie, c'est vraiment cela : l'incertitude permanente du corps qui fait le programme d'action. Je continue à chercher.

Quand nos deux lignes - celle du jeune homme, la mienne - se rejoignent, dés que possible, je retombe amoureuse. C'est dingue. Beau, aussi.

J'essaie d'avoir confiance pour la suite.

dimanche 10 février 2019

Les jolies choses et mon corps

Au retour de la mer ensoleillée, il y a eu de très jolies choses :
une expo-vente très réussie, et cela faisait vraiment du bien ;
le jeune homme qui m'attendait et que j'ai revu même plus tôt que ce que je pensais possible ;
la perspective émouvante d'arrêter la vente de mon témoignage, ce 1er livre qui porte tant de souvenirs tout au long de ces 13 ans d'aventures ;
la victoire de l'OL contre Paris, que j'ai vu en vrai dans notre beau stade plein, ce cadeau d'anniversaire tellement parfait ;

Et puis il y a ce corps qui noie son énergie dans l'instabilité météo et qui rend ma vie tellement instable. Cette sensation aussi que mon corps travaille en interne... Mon visage est toujours bizarre - je dois m'habituer d'ailleurs, à ce nouveau visage - mais ma joue a tellement récupéré de mouvement ! Et puis il y a cette "auto-réparation" lancée avec le psycho-corpo... Comment ne pas être fatiguée ?
 
Je me réjouis d'avoir pu prendre des forces devant cette mer ensoleillée, et je continue de me faire un chemin, du mieux que je peux, avec cette fragilité et les ressources que je découvre.

samedi 12 janvier 2019

Les batteries

Je suis de retour dans ce lieu que je connais bien.
J'y trouve, en ce début de séjour, la possibilité de rester lire dehors. Particulièrement longtemps ces deux jours.
J'y trouve le soleil et des vagues, et je savoure. Je me pose et j'absorbe, je me nourris des particules de lumière et d'iode. J'en avais tellement besoin après toute cette grisaille - météo et moral.
Je me pose aussi dans une sorte de routine réconfortante.
Je fais provision de phrases qui font écho dans les livres que je lis.
J'intègre ce dont j'ai pris conscience avec la 1ère séance psycho-corpo de 2019.

Je peaufine mes intentions pour cette nouvelle année. J'agrandis, je recompose, les intentions des années d'avant, parce que même en terminant avec un sentiment d'échec face aux douleurs et la fatigabilité qui transforment tout en défi énergivore qui m'isole, m'éloigne de celle que je suis, demandant une patience et une force qui ne sont pas inépuisables, oui malgré cela, je ne crois pas que ce soit un mauvais chemin.


Pour le bercer ou le bâtir, prendre chaque jour entre mes bras,
Accueillir son rythme cardiaque, labour ou brouhaha.

Poser ma tête sur l'épaule de la vie. 
Avec foi et bienveillance, faire les pas du chemin.

Faire plein usage du sensible au cœur de moi.
Explorer, créer, vibrer.

 Aimer, toujours.

Je souhaite à celles et ceux qui passent encore gentiment par ici une très bonne année riche d'amours, de partages et de beautés.

samedi 8 décembre 2018

Le temps qui passe

Novembre passé difficilement, avec cette blessure de tout ce qui ne change pas, année après année, et que j'espère toujours voir changer... cette blessure d'être encore et toujours sans compagnon amoureux, à faire un dossier handicap parce que je ne trouve pas d'autre solution pour vivre sans l'aide sociale, ce rêve d'enfants qui reste... ces deuils que je ne sais pas faire.

Décembre qui semble avoir soudain accéléré le rythme, avec des week-ends joliment occupés...
Avec un 8 décembre qui s'annonce finalement pour moi une année sans promenade Illuminations, à moins que demain soir, peut-être...

Mon énergie va dans la relation trésor avec le jeune homme, relation qui continue, minute après minute partagée, à s'enrichir. Nous aimons être en compagnie l'un de l'autre et c'est bon et beau.
Elle va dans un corps qui se transforme, avec une évidence intérieure qui ne modifie pas (encore ?) ma vie extérieure.
Elle va dans ce qu'elle peut.
Elle va trop peu dans l'écriture.


lundi 22 octobre 2018

La nuit folle

Une nuit entière - de 19h à 7h45 le lendemain - à regarder le Seigneur des Anneaux en intégrale (les 3 films version longue, en VOST) avec 5000 personnes dans une halle qui accueille les concerts. Une nuit sur des sièges en bois rendus un peu moins inconfortables avec nos coussins personnels (ah, la scène du tram avec chacun nos sacs d'oreiller - plaid - ravitaillement !). Avec deux entractes de 30 minutes pour aller chercher un café  - et faire la queue pour les toilettes - et un ptit-dèj' offert avec le sourire à la sortie de cette nuit folle.
C'était ce samedi. Enfin, entre ce samedi et ce dimanche. 
I did it.
C'était fou et ça m'a fait du bien.
Il y a quelque chose en moi qui a été apaisé. Je ne sais pas vraiment quoi, juste que j'en avais besoin pour mon moral. Un truc à guérir.
 
Et puis c'est de ces événements qui montrent ce que j'ai gagné au cours de toutes ces années : plus d'assurance pour mon corps, ses capacités et ses ressources que je sais mieux trouver et mobiliser. Bien sûr, j'ai passé mon dimanche allongée mais là où les années précédentes - si j'avais osé faire une chose pareille - j'aurais sûrement passé la journée à attendre que la douleur passe pour pouvoir me reposer ; là, j'ai pu dormir plusieurs fois (et cette nuit aussi !), entamant donc la phase "récupération" immédiatement (permise aussi par la stabilité météo).

vendredi 19 octobre 2018

Le mystère

Après tant de temps, ce sourire, même à travers la vitrine en passant, me fait toujours ce même effet de joie-chaleur-douceur-légèreté.
A chaque fois, dés que possible - et le dés que possible est maintenant au moins une fois par semaine en face à face, parce qu'il en a envie comme moi - ça me fait "un coup de soleil, un coup d'amour, un coup de je t'aime".
Est-ce l'effet du désir inassouvi ? Le manque d'autres sourires ?
Ou simplement, le mystère du cœur vibrant.

vendredi 12 octobre 2018

Le rythme

Vivre sans contraintes horaires a sûrement l'air d'un paradis pour qui court partout tout le temps. Quand il s'agit de reprendre le cours de sa vie après un grand voyage de l'autre côté de l'océan en fin d'été, avoir un rythme qui ne dépend que de soi... 

Je m'appuie sur quelques repères.
Les deux jours que je laisse en espace pour la relation avec le jeune homme, avec qui je passe toujours de si jolis moments, des moments que désormais il réclame autant que je les aime. Cette relation si joyeuse, qui se poursuit inexorablement sans pour autant sortir du cadre du salon, et même si je continue à rêver de plus et à pleurer quand la solitude pique trop fort.
Le Pilates. Mais le cours a changé de jour : ça modifie les habitudes, c'était plutôt le début de la semaine, maintenant c'est plutôt la fin.
Le reste est mouvant.
Un gâteau à préparer à chaque match de foot de mes ptits lyonnais.
Les soignants, que je vois moins souvent.
Un ciné, et son café où je suis bien pour travailler.
Quelques dates de spectacles cochées dans l'agenda.

Et là, comme un miracle, deux samedis soirs de suite où "je sors".