Merci de respecter mes mots et mes images en ne les empruntant pas sans m'en parler avant...

samedi 8 décembre 2018

Le temps qui passe

Novembre passé difficilement, avec cette blessure de tout ce qui ne change pas, année après année, et que j'espère toujours voir changer... cette blessure d'être encore et toujours sans compagnon amoureux, à faire un dossier handicap parce que je ne trouve pas d'autre solution pour vivre sans l'aide sociale, ce rêve d'enfants qui reste... ces deuils que je ne sais pas faire.

Décembre qui semble avoir soudain accéléré le rythme, avec des week-ends joliment occupés...
Avec un 8 décembre qui s'annonce finalement pour moi une année sans promenade Illuminations, à moins que demain soir, peut-être...

Mon énergie va dans la relation trésor avec le jeune homme, relation qui continue, minute après minute partagée, à s'enrichir. Nous aimons être en compagnie l'un de l'autre et c'est bon et beau.
Elle va dans un corps qui se transforme, avec une évidence intérieure qui ne modifie pas (encore ?) ma vie extérieure.
Elle va dans ce qu'elle peut.
Elle va trop peu dans l'écriture.


lundi 22 octobre 2018

La nuit folle

Une nuit entière - de 19h à 7h45 le lendemain - à regarder le Seigneur des Anneaux en intégrale (les 3 films version longue, en VOST) avec 5000 personnes dans une halle qui accueille les concerts. Une nuit sur des sièges en bois rendus un peu moins inconfortables avec nos coussins personnels (ah, la scène du tram avec chacun nos sacs d'oreiller - plaid - ravitaillement !). Avec deux entractes de 30 minutes pour aller chercher un café  - et faire la queue pour les toilettes - et un ptit-dèj' offert avec le sourire à la sortie de cette nuit folle.
C'était ce samedi. Enfin, entre ce samedi et ce dimanche. 
I did it.
C'était fou et ça m'a fait du bien.
Il y a quelque chose en moi qui a été apaisé. Je ne sais pas vraiment quoi, juste que j'en avais besoin pour mon moral. Un truc à guérir.
 
Et puis c'est de ces événements qui montrent ce que j'ai gagné au cours de toutes ces années : plus d'assurance pour mon corps, ses capacités et ses ressources que je sais mieux trouver et mobiliser. Bien sûr, j'ai passé mon dimanche allongée mais là où les années précédentes - si j'avais osé faire une chose pareille - j'aurais sûrement passé la journée à attendre que la douleur passe pour pouvoir me reposer ; là, j'ai pu dormir plusieurs fois (et cette nuit aussi !), entamant donc la phase "récupération" immédiatement (permise aussi par la stabilité météo).

vendredi 19 octobre 2018

Le mystère

Après tant de temps, ce sourire, même à travers la vitrine en passant, me fait toujours ce même effet de joie-chaleur-douceur-légèreté.
A chaque fois, dés que possible - et le dés que possible est maintenant au moins une fois par semaine en face à face, parce qu'il en a envie comme moi - ça me fait "un coup de soleil, un coup d'amour, un coup de je t'aime".
Est-ce l'effet du désir inassouvi ? Le manque d'autres sourires ?
Ou simplement, le mystère du cœur vibrant.

vendredi 12 octobre 2018

Le rythme

Vivre sans contraintes horaires a sûrement l'air d'un paradis pour qui court partout tout le temps. Quand il s'agit de reprendre le cours de sa vie après un grand voyage de l'autre côté de l'océan en fin d'été, avoir un rythme qui ne dépend que de soi... 

Je m'appuie sur quelques repères.
Les deux jours que je laisse en espace pour la relation avec le jeune homme, avec qui je passe toujours de si jolis moments, des moments que désormais il réclame autant que je les aime. Cette relation si joyeuse, qui se poursuit inexorablement sans pour autant sortir du cadre du salon, et même si je continue à rêver de plus et à pleurer quand la solitude pique trop fort.
Le Pilates. Mais le cours a changé de jour : ça modifie les habitudes, c'était plutôt le début de la semaine, maintenant c'est plutôt la fin.
Le reste est mouvant.
Un gâteau à préparer à chaque match de foot de mes ptits lyonnais.
Les soignants, que je vois moins souvent.
Un ciné, et son café où je suis bien pour travailler.
Quelques dates de spectacles cochées dans l'agenda.

Et là, comme un miracle, deux samedis soirs de suite où "je sors".

dimanche 23 septembre 2018

L'été, la rentrée

D'abord, commencer par le commencement : je suis désolée de mon silence, surtout après le billet précédent.

L'été a été centré sur une chose : réussirions-nous (ma famille à 4 : parents, Tit Frère et moi) à voyager au Québec - 10 jours du côté de Québec la ville, 10 jours du côté de Montréal - comme prévu malgré la santé de mon père ? L'IRM a confirmé le retour des cavernomes dans notre histoire familiale - la menace est pour le moment éloignée par les médicaments anti-épilepsie.
Et une fois partis, mon corps à moi, il réagirait comment ?

L'été s'est passé dans la canicule, mon isolement habituel accentué par un concours de circonstances, des instants joyeux avec mon filleul, et mon travail psycho-corporel si précieux. Et dans la création : j'ai ajouté des collages à mes poèmes sensuels... Un travail qui devrait devenir un autre livre hors case si tout va bien.

Et puis est arrivée la fin août et le début septembre. L'aventure d'un joli voyage riches de découvertes, le gros challenge réussi. Notre belle coopération familiale qui m'emplit de gratitude. Et l'expérience qui montre combien j'ai appris à mieux vivre avec mon corps, combien mon corps a gagné en capacités. Une victoire qui renforce la confiance, donne une certitude d'horizon - même si l'avenir reste un point d'interrogation - et m'a fait réaliser que j'avais une vie qui m'attendait en France malgré les apparences.

Je suis de retour depuis une semaine. Je prends le temps de récupérer, je donne le temps et l'espace nécessaires à mon corps pour continuer la route. J'ai des envies. Des choses que j'espère mettre en œuvre. Il y a des changements imposés et ce que je voudrais réussir à faire. Peut-être moins en silence de mots écrits...

mercredi 2 mai 2018

Failli

J'ai failli perdre mon père il y a 3 semaines. Il a été à très peu - la chance des circonstances, et un bon réflexe de ma mère - de mourir comme mon grand-frère, de la même chose : cette maladie familiale de merde qui m'a déjà bien trop pris. (et je ne peux malheureusement pas dire que nous sommes définitivement passé à côté du drame...)

J'ai failli perdre l'homme-ami que j'aime si fort "en silence", il y a 4 jours. Je l'apprends aujourd'hui. Il a été à très peu d'être écrabouillé à cause d'un Connard-chauffard, il y a eu la chance au milieu de la catastrophe : il n'a que des contusions, et les émotions de l'accident.

Et moi, j'aimerais tellement, mais tellement, pouvoir savourer tous ces pas faits qui me mènent à un corps avec moins de douleurs - une vraie amélioration profonde après tant de séances psycho-corporelles, tant d'énergie dépensée pour aller mieux au lieu d'écrire, travailler, être en couple, faire un enfant - oui, j'aimerais tellement avoir le droit d'apprivoiser l'espace nouveau qui est enfin devant moi sans nouvelles blessures en sursis. La vie n'a pas besoin de me rappeler que je peux perdre les personnes que j'aime. Le drame est dans ma chair depuis bien trop tôt.

Tout va bien, c'était juste du "ça a failli". Heureusement.

mardi 23 janvier 2018

Retrouvailles

De retour de mon traditionnel séjour en bord de mer pour refaire le plein d'énergie iodée ensoleillée, où j'ai donné le temps et l'espace nécessaire à mon corps pour se réparer (le travail psycho-corpo continue même sans l'accompagnant !) et affiné les projets pour la suite de mon chemin d'écriture.

Aujourd'hui, j'ai repris la gym Pilates après un mois d'interruption et la séance a été plutôt bonne, preuve que le séjour m'a fait du bien. J'ai même enchainé par 20 minutes de marche à pied pour aller chercher les chaussures laissées chez le cordonnier !
Et puis après j'ai retrouvé le jeune homme qui me fait toujours battre le cœur : j'aime toujours autant passer du temps en sa compagnie, ce qui arrivait plusieurs fois par semaine, toujours dans le cadre du salon de coiffure, depuis septembre, jusqu'à ce qu'arrive décembre, les Fêtes, lui qui voyage puis moi ensuite. Son plaisir à reprendre nos échanges, cette envie commune de nous retrouver et de continuer la découverte de l'un et de l'autre, ce temps partagé... c'est si bon à vivre.