J'ai failli perdre mon père il y a 3 semaines. Il a été à très peu - la chance des circonstances, et un bon réflexe de ma mère - de mourir comme mon grand-frère, de la même chose : cette maladie familiale de merde qui m'a déjà bien trop pris. (et je ne peux malheureusement pas dire que nous sommes définitivement passé à côté du drame...)
J'ai failli perdre l'homme-ami que j'aime si fort "en silence", il y a 4 jours. Je l'apprends aujourd'hui. Il a été à très peu d'être écrabouillé à cause d'un Connard-chauffard, il y a eu la chance au milieu de la catastrophe : il n'a que des contusions, et les émotions de l'accident.
Et moi, j'aimerais tellement, mais tellement, pouvoir savourer tous ces pas faits qui me mènent à un corps avec moins de douleurs - une vraie amélioration profonde après tant de séances psycho-corporelles, tant d'énergie dépensée pour aller mieux au lieu d'écrire, travailler, être en couple, faire un enfant - oui, j'aimerais tellement avoir le droit d'apprivoiser l'espace nouveau qui est enfin devant moi sans nouvelles blessures en sursis. La vie n'a pas besoin de me rappeler que je peux perdre les personnes que j'aime. Le drame est dans ma chair depuis bien trop tôt.
Tout va bien, c'était juste du "ça a failli". Heureusement.
