État des lieux sur une semaine (billet un peu long)...
L'amie en couple avec deux enfants, avec qui j'ai passé un très bon jeudi d'ascension à la campagne. Qui est actuellement la plus proche de mes amies parce qu'elle m'a entendue, alors qu'elle aurait eu toutes les excuses de se replier sur elle-même cette année. Dont les deux filles - 5 et 2 ans - m'ont fait des câlins et sautent de joie de recevoir des livres. Dont l'ainée a dit "j'aime bien jouer avec elle", "ouiiiii, je veux qu'elle reste manger !", "je veux être à côté d'elle", en parlant de moi : petite fille intelligente et sensible qui me touche, qui m'a fait découvrir un jeu (et m'a laissée gagner, ou pas trop perdre...), les puzzles qu'elle aime, etc., à qui j'ai séché les cheveux, et de qui je deviens naturellement, alors que je la vois peu, une marraine de cœur.
Deux mails de deux amies qui me montrent combien je suis blessée par elles... J'aimerais qu'il en soit autrement, je me répète que l'amitié c'est prendre les personnes comme elles sont, mais la réalité, c'est que je suis en colère et si triste devant ce que je ressens comme un non-échange... Déçue de réaliser qu'être mieux dans ma peau, me rapprocher de moi, m'éloigne d'elles ? Déçue de ne pas réussir à ne pas les juger ?
Le kiné, un peu plus jeune que moi, qui me demande ce que j'ai fait ce week-end - alors que je n'ai jamais une réponse qui l'intéresserait depuis que que nous nous voyons (une éternité) - et qui répond un "ah" quand je dis que je suis allée voir Mr Holmes dans un ciné "de quartier", qui montre des films moins commerciaux (mais pas non plus totalement Arts et Essais...).
Un échange houleux sur facebook, des contacts effacés dans la foulée, et au même endroit, des soutiens précieux.
Le coiffeur qui me dit "t'es allée au ciné ? Moi j'ai vu plein de films ce week-end.", et "moi aussi !", quand je dis que je suis allée voir Mr Holmes, qui me demande ce que j'en ai pensé, qui a le même ressenti que moi sur le gamin acteur et qui rajoute que c'est typiquement le genre de film qu'il adore. A côté de qui je peux rester lire sur son canapé pendant qu'il poursuit ses occupations, tout en ayant le sentiment d'être en partage, présent l'un à l'autre. Chaque fois, je me demande comment il fait pour me donner autant le sentiment d'être à ma place et pour déclencher en moi un tel sourire, une tel amour apaisé, un tel plaisir à le découvrir encore et encore (et un tel désir que ça continue encore et encore)...
Une habitante de mon quartier que je n'ai jamais vue qui a lancé le projet d'une "boite d'échange entre voisins", qui m'invite à répondre au sondage pour la prochaine date (étape fabrication de la boite) et qui répond gentiment à mon commentaire "ma santé compliquée ne me permettant pas du tout d'être fiable, ma voix compte pour 1/2" : "Ne t'inquiète pas ! Je suis contente que tu te sois inscrite. A bientôt, j'espère !"