Merci de respecter mes mots et mes images en ne les empruntant pas sans m'en parler avant...

dimanche 29 mai 2016

2 jours d'expo, et ce qu'il faudra de repos.

Le plaisir des belles rencontres, les nouvelles et celles qui se poursuivent ; le plaisir d'échanger autour de son travail, avec des enfants attentifs et curieux, des adolescents sensibles, des adultes de tous âges ouverts à la poésie, à la découverte ; le plaisir de recevoir des compliments, et d'être fière de parler des éditions du Poutan (la beauté de l'objet-livre, et surtout de la couverture tellement en cohérence avec mes collages, est très remarquée) ; le plaisir de voir le roman partir à la rencontre de lecteurs ; le plaisir de trouver des acheteurs ; et le plaisir de s'offrir des boucles d'oreille.
Bref, c'était l'expo du conseil de quartier (ma nouvelle vie sociale-associative) qui est pour la 3e année consécutive une belle manière de dépenser mon énergie.
Maintenant, il s'agit de la récupérer : la douleur du jour (et de cette nuit) n'aide pas beaucoup, mais il y a Roland Garros, les timbres (mon père a augmenté sa collection et la mienne par la même occasion !), une jolie anthologie de poésie reçue... Et puis, surtout, il y a la satisfaction qui aide à la patience, la rêverie qui remplit le temps...





jeudi 26 mai 2016

Le dire

Je l'aime.

J'ai mille raisons mais l'évidence ne se dénombre pas.

J'aimerais la réciprocité mais elle ne change rien à cette réalité qui me vient avec force : je l'aime.

Ces trois mots sortent comme un souffle libérateur.
Je réalise que c'est ce que j'ai mis dans un tableau créé il y a quelques semaines et que c'est pour cela que je n'ai pas envie de le vendre, ce tableau : c'est ma déclaration.

Je l'aime, et je prends cet amour à bras-le-corps. Je le laisse me révéler. Je le vis.





samedi 21 mai 2016

Réflexions et brocante

Après cette dizaine de jours passés dans un mélange de rendez-vous santé, moments collectifs et moments solitaires, nuits tardives et hachées, peau en allergie, danse et cinéma, tensions plus ou moins en sourdines, Pilates qui fait du bien, rêve amoureux, est revenu le temps du psycho-corpo... et j'ai entendu que j'avais peur. Pas du changement. Je suis curieuse de ce qui va venir remplacer les anciens repères. Mais le renouveau, ça donne de l'espoir... et j'ai peur du "retour en arrière", même si je sens que je suis bien engagée sur ce chemin. J'ai compris par la même occasion que c'est de là que vient cette blessure d'amitié, cette colère et cette déception : elles n'y sont pas pour grand-chose mais elles ne m'accompagnent pas vers l'avant comme j'en aurais besoin.
Et depuis, je me sens soulagée. Et en forme : aujourd'hui, j'ai marché dans une longue brocante urbaine, d'où j'ai ramené des timbres, un coup de soleil et... des livres ! :-)



mardi 10 mai 2016

Des relations

État des lieux sur une semaine (billet un peu long)...

L'amie en couple avec deux enfants, avec qui j'ai passé un très bon jeudi d'ascension à la campagne. Qui est actuellement la plus proche de mes amies parce qu'elle m'a entendue, alors qu'elle aurait eu toutes les excuses de se replier sur elle-même cette année. Dont les deux filles - 5 et 2 ans - m'ont fait des câlins et sautent de joie de recevoir des livres. Dont l'ainée a dit "j'aime bien jouer avec elle", "ouiiiii, je veux qu'elle reste manger !", "je veux être à côté d'elle", en parlant de moi : petite fille intelligente et sensible qui me touche, qui m'a fait découvrir un jeu (et m'a laissée gagner, ou pas trop perdre...), les puzzles qu'elle aime, etc., à qui j'ai séché les cheveux, et de qui je deviens naturellement, alors que je la vois peu, une marraine de cœur.

Deux mails de deux amies qui me montrent combien je suis blessée par elles... J'aimerais qu'il en soit autrement, je me répète que l'amitié c'est prendre les personnes comme elles sont, mais la réalité, c'est que je suis en colère et si triste devant ce que je ressens comme un non-échange... Déçue de réaliser qu'être mieux dans ma peau, me rapprocher de moi, m'éloigne d'elles ? Déçue de ne pas réussir à ne pas les juger ?

Le kiné, un peu plus jeune que moi, qui me demande ce que j'ai fait ce week-end - alors que je n'ai jamais une réponse qui l'intéresserait depuis que que nous nous voyons (une éternité) - et qui répond un "ah" quand je dis que je suis allée voir Mr Holmes dans un ciné "de quartier", qui montre des films moins commerciaux (mais pas non plus totalement Arts et Essais...).

Un échange houleux sur facebook, des contacts effacés dans la foulée, et au même endroit, des soutiens précieux.

Le coiffeur qui me dit "t'es allée au ciné ? Moi j'ai vu plein de films ce week-end.", et "moi aussi !", quand je dis que je suis allée voir Mr Holmes, qui me demande ce que j'en ai pensé, qui a le même ressenti que moi sur le gamin acteur et qui rajoute que c'est typiquement le genre de film qu'il adore. A côté de qui je peux rester lire sur son canapé pendant qu'il poursuit ses occupations, tout en ayant le sentiment d'être en partage, présent l'un à l'autre. Chaque fois, je me demande comment il fait pour me donner autant le sentiment d'être à ma place et pour déclencher en moi un tel sourire, une tel amour apaisé, un tel plaisir à le découvrir encore et encore (et un tel désir que ça continue encore et encore)...

Une habitante de mon quartier que je n'ai jamais vue qui a lancé le projet d'une "boite d'échange entre voisins", qui m'invite à répondre au sondage pour la prochaine date (étape fabrication de la boite) et qui répond gentiment à mon commentaire "ma santé compliquée ne me permettant pas du tout d'être fiable, ma voix compte pour 1/2" : "Ne t'inquiète pas ! Je suis contente que tu te sois inscrite. A bientôt, j'espère !"

dimanche 8 mai 2016

8 mai 2016

Je suis allée au cinéma. Rien de bien original, surtout avec la chance d'avoir reçu la carte illimitée en cadeau, me direz-vous.
Sauf que j'ai choisi d'aller voir Mr Holmes, et que nous sommes un 8 mai.
Et alors ? Alors le 8 mai est l'anniversaire du grand frère perdu. Et Sherlock Holmes un héros qu'il aimait.
Pour la 1ère fois depuis sa mort, j'ai pu penser ainsi à mon frère aujourd'hui sans entendre le hurlement au fond de moi. Aujourd'hui, au fond de moi, j'ai eu envie de fêter l'anniversaire de mon frère avec quelque chose qu'il aimait.
Évidemment, comme la vie a le sens de l'humour et de la surprise, le film dont je ne connaissais que la bande annonce, s'est révélé avoir un écho encore plus particulier : Mr Holmes est un film qui parle de la mort et des souvenirs...
C'était saisissant, et apaisant.

Je suis rentrée à pied (45 min), dans un vent d'avant-pluie qui me portait l'énergie de la terre : les odeurs étaient vives, je marchais vite mais attentive. En ce dimanche 8 mai, sur le bitume, j'ai croisé des fleurs, de jeunes volleyeuses, des familles rentrant du parc... Et j'ai trouvé mon chemin au feeling sans difficultés !
Il y a longtemps que je n'avais pas marché ainsi dans la ville...

*considérations cinématographiques pour les intéressés : Mr Holmes emmène dans la campagne anglaise et au Japon, il suit 3 histoires mêlées dans un rythme assez lent et est superbement bien joué par Ian McKellen (Gandalf dans Le Seigneur des Anneaux ou Magnéto dans X-Men... films qui n'ont rien à voir avec celui-ci !), Milo Parker (un gamin que j'ai déjà vu ailleurs mais où ?! Ou alors il ressemble...), Laura Linney et tous les personnages secondaires.

samedi 7 mai 2016

The match

Dans l'ambiance du grand stade (qui donne des frissons via la radio), un match de fou entre les 2 équipes qui ont le même nombre de points (mes ptits lyonnais sont devant à la différence de buts) : si nous gagnons, nous serons sûrs de retrouver la ligue des champions la saison prochaine !

Et je n'ai même pas le temps d'écrire le début de mon billet qu'il y a déjà 2 à 0 pour nous !
Hiiiii ! Quel début ! :-)

Et voilà que les monégasques sont un de moins ! C'est eux qui ne tiennent pas la pression, héhé !
Z'ont pas intérêt à arrêter de jouer, mes ptits lyonnais... Sinon, je vais râler fort...

4 à 0 !!!! Et c'est même pas encore la mi-temps...
Ah, non, 4 à 1...

Reprise : 5 à 1 ! :-)
6 à 1 ! Trop la classe ! Quelle belle fin de saison ! 

samedi 30 avril 2016

Des phrases

"Ça veut dire quoi, aimer trop ? Et puis, il te le rend bien, non ?"
Les phrases d'une amie, apaisantes sur la peur qui montre par moment le bout de son nez.

"Tu peux revenir à tel moment ? On pourra parler plus longtemps."
"Attention, il pleut !"
"Reste !"
"Bonne soirée ! Tu me raconteras."
Les phrases du jeune homme qui m'enveloppe encore et encore d'une douceur émouvante et enthousiasmante. Des phrases accompagnées du sourire que nous partageons au fil des jours.

"Votre roman m'a donné envie d'être plus sereine."
"Vos poèmes sensuels, c'est comme l'amour devrait être."
Des phrases, parmi d'autres phrases-compliments, qui disent que mes livres  font bien d'exister et d'aller à la rencontre de lectrices et lecteurs. Des phrases touchantes et réjouissantes qui donnent envie de continuer le chemin d'écrivain.