Monsieur,
Bravo pour cette victoire qui me réjouit. Je dois même avouer que vous étiez mon préféré parmi les socialistes avant même que l'on apprenne le comportement peu glorieux de l'un d'entre vous. Derrière la mollesse qu'on vous reprochait, j'avais entendu autre chose.
Mais maintenant, ce n'est plus pour de semblant*. Soyez à la hauteur. Je ne cherche pas un sauveur, je sais que le monde est désormais inter-relié et que rien n'est simple. Il y a beaucoup à inventer pour que la France garde ses belles spécificités de protection sociale et rehausse son blason révolutionnaire : "liberté, égalité, fraternité". Il y a beaucoup à faire pour que cette belle idée d'Europe donne un parterre de fleurs plutôt qu'un champ infertile. Mais soyez à la hauteur de l’honnêteté promise. Que la rigueur nécessaire pèse sur chacun, dans une proportionnalité juste : ça me parait d'une évidence enfantine mais perdre cent euros par an n'a pas le même sens selon la capacité financière que l'on a à la base. Que l'éducation retrouve des couleurs : la France est un pays qui a des enfants, on semble l'oublier parfois. Soyez à la hauteur : regardez en bas et au loin, imaginez un avenir, appuyez-vous sur la richesse de nos diversités (femmes, hommes, jeunes, expérimentés, chacun avec ses racines dans un état laïque). Je vous en prie, ne faites pas l'imbécile, soyez simple et compétent. La violence des extrême guette dans l'ombre.
Nous avons à ré-inventer la société. Bonne chance !