10 ans de blog !
Relire ce que j'ai dit chaque mois de juillet...
Ça commence comme une bouteille à la mer en ouvrant le blog : je me sens "étrangère" avec ma vie pas comme les autres.
Il y a le manque d'amoureux. Et des regards,
présences d'homme : le boulanger, l'ex-prince, un lecteur de blog,
l'amoureux de loin, le coiffeur.
Il y a les douleurs, la fatigue. En 2014 ,
enfin, « comme une respiration possible, un espace que je
n'avais plus. Reste à installer ça dans la durée ».
Il y a l'écriture.
Le roman (dés 2006!), des collages, des poèmes, chercher un éditeur
pour le témoignage, pour l'histoire pour enfants qui atterrit, un
autre mois de juillet, dans les doigts d'une fille qui dessine. Un
salon. Un nombre de ventes pour le témoignage. Puis pour le recueil
de poésie sensuelle. L'annonce que le roman a un éditeur.
Il y a des livres et des films. De la musique.
Le feu d'artifices.
La paralysie faciale. L'évolution
physique. Dés 2006. « Ce petit rien qui ne devait jamais
arriver : si je me concentre, j'ai un sourire symétrique. »
L'examen (EMG) en 2009, le changement de kiné.
Il y a des allers et retours dans le passé. Des bilans.
Des muffins.
Une amie qui a un bébé. Une autre qui
part loin.
Des fêtes de famille.
Ma grand-mère perdue dans le poids de
son grand âge, sans sourire une année, avec sourire l'année
suivante.
Des préparatifs de changements d'air.
Un nouvel appartement. Une nouvelle
imprimante. Un lit double.
Il y a les mots qui dessinent un chemin.
« Semer, ouvrir. Récolter. »
« J'étais nue sous ma carapace :
il ne suffit pas d'un « vas-y », c'est long d'endosser
les vêtements qui nous vont. A l'été 2008, je suis de plus en
plus, de mieux en mieux, dans ma peau de corsaire écrivain
funambule. »
« Guérir l'été, c'est être
libérée du carcan d'une peur diffuse […] ranger en route les
images et les mots violents d'il y a 14 ans. »
« J'ai soif de nouveaux
souvenirs ».
« Faire équipe avec mon corps. Compter
sur l'énergie gagnée au fil des expériences. […] J'ai commencé
funambule, j'ai viré funambule – capitaine, je crois que je
deviens de moins en moins funambule et de plus en plus capitaine. »
« Ouverture, le mot hérité de
la séance de psycho-corpo ce matin. »
Aujourd'hui, au milieu de la fatigue, de ce que
transporte toujours un peu le mois de juillet, je ne me sens plus funambule,
en bataille pour garder l'équilibre, je me sens capitaine. Avec des
manques et des rêves.
Prête pour le présent, tel qu'il sera.
Mardi à la séance de psycho-corpo, j'ai comme laissé partir la fatigue ancienne, la fatigue accumulée parce que j'ai quand même mené de sacrées batailles en 10 ans, et puis ce qui me servait de protection : je ne suis plus nue sous la carapace. Je me sens riche et vivante. Capable de me protéger sans bouclier de 3 tonnes.