Merci de respecter mes mots et mes images en ne les empruntant pas sans m'en parler avant...

dimanche 8 mai 2016

8 mai 2016

Je suis allée au cinéma. Rien de bien original, surtout avec la chance d'avoir reçu la carte illimitée en cadeau, me direz-vous.
Sauf que j'ai choisi d'aller voir Mr Holmes, et que nous sommes un 8 mai.
Et alors ? Alors le 8 mai est l'anniversaire du grand frère perdu. Et Sherlock Holmes un héros qu'il aimait.
Pour la 1ère fois depuis sa mort, j'ai pu penser ainsi à mon frère aujourd'hui sans entendre le hurlement au fond de moi. Aujourd'hui, au fond de moi, j'ai eu envie de fêter l'anniversaire de mon frère avec quelque chose qu'il aimait.
Évidemment, comme la vie a le sens de l'humour et de la surprise, le film dont je ne connaissais que la bande annonce, s'est révélé avoir un écho encore plus particulier : Mr Holmes est un film qui parle de la mort et des souvenirs...
C'était saisissant, et apaisant.

Je suis rentrée à pied (45 min), dans un vent d'avant-pluie qui me portait l'énergie de la terre : les odeurs étaient vives, je marchais vite mais attentive. En ce dimanche 8 mai, sur le bitume, j'ai croisé des fleurs, de jeunes volleyeuses, des familles rentrant du parc... Et j'ai trouvé mon chemin au feeling sans difficultés !
Il y a longtemps que je n'avais pas marché ainsi dans la ville...

*considérations cinématographiques pour les intéressés : Mr Holmes emmène dans la campagne anglaise et au Japon, il suit 3 histoires mêlées dans un rythme assez lent et est superbement bien joué par Ian McKellen (Gandalf dans Le Seigneur des Anneaux ou Magnéto dans X-Men... films qui n'ont rien à voir avec celui-ci !), Milo Parker (un gamin que j'ai déjà vu ailleurs mais où ?! Ou alors il ressemble...), Laura Linney et tous les personnages secondaires.

samedi 7 mai 2016

The match

Dans l'ambiance du grand stade (qui donne des frissons via la radio), un match de fou entre les 2 équipes qui ont le même nombre de points (mes ptits lyonnais sont devant à la différence de buts) : si nous gagnons, nous serons sûrs de retrouver la ligue des champions la saison prochaine !

Et je n'ai même pas le temps d'écrire le début de mon billet qu'il y a déjà 2 à 0 pour nous !
Hiiiii ! Quel début ! :-)

Et voilà que les monégasques sont un de moins ! C'est eux qui ne tiennent pas la pression, héhé !
Z'ont pas intérêt à arrêter de jouer, mes ptits lyonnais... Sinon, je vais râler fort...

4 à 0 !!!! Et c'est même pas encore la mi-temps...
Ah, non, 4 à 1...

Reprise : 5 à 1 ! :-)
6 à 1 ! Trop la classe ! Quelle belle fin de saison ! 

samedi 30 avril 2016

Des phrases

"Ça veut dire quoi, aimer trop ? Et puis, il te le rend bien, non ?"
Les phrases d'une amie, apaisantes sur la peur qui montre par moment le bout de son nez.

"Tu peux revenir à tel moment ? On pourra parler plus longtemps."
"Attention, il pleut !"
"Reste !"
"Bonne soirée ! Tu me raconteras."
Les phrases du jeune homme qui m'enveloppe encore et encore d'une douceur émouvante et enthousiasmante. Des phrases accompagnées du sourire que nous partageons au fil des jours.

"Votre roman m'a donné envie d'être plus sereine."
"Vos poèmes sensuels, c'est comme l'amour devrait être."
Des phrases, parmi d'autres phrases-compliments, qui disent que mes livres  font bien d'exister et d'aller à la rencontre de lectrices et lecteurs. Des phrases touchantes et réjouissantes qui donnent envie de continuer le chemin d'écrivain.

dimanche 24 avril 2016

L'angle de vue

Progressivement, depuis que que j'ai commencé le travail psycho-corpo, depuis que j'ai poussé la porte d'un salon de coiffure, depuis que j'ai pris cette orientation, c'est comme si je voyais ma vie avec des yeux plus grands, d'un autre endroit.

Je vois que j'ai été capable de choses un peu folles tout au long de ces années, du romanesque et de la bravoure.
Je vois qu'être hors case n'est pas nécessairement un fardeau, que cela peut plaire, donner envie de partager avec moi.
Je vois que je ne suis pas coupable de tout.

Ce n'est pas qu'une simple question de regard qui s'est déplacé, c'est aussi une réalité concrète : les yeux du jeune homme, les mots de la jeune illustratrice, l'ex-prince ex-fantôme qui répond à mon sms, les réactions sur mon roman, un corps qui se réinvente...

L'horizon est agrandi, le vent souffle autrement dans les voiles. 
C'est tout un apprentissage, je tâtonne, j'expérimente, et petit à petit, mon bateau de corsaire épouse les vagues et explore des territoires inconnus : la fille que je suis.

(et l'OL est à la 2e place du championnat, héhé !)

mardi 19 avril 2016

Images et sensation inédite

J'étais entre vignes, oliviers, pierres anciennes accrochées aux rochers et falaises...
Avec la sensation totalement inédite côté douleurs : un poids en moins, un vrai poids physique en moins, suite à la séance psycho-corpo d'avant départ... Et là, de retour, des douleurs plus fortes mais toujours avec le sentiment qu'elles sont moins fortes que d'habitude...


vendredi 8 avril 2016

Semaine

Mardi fin de matinée, pousser la porte du salon, récupérer le plat où j'avais mis la mousse au chocolat, un grand sourire magnifique et cette phrase "tu peux repasser à 14h ?"
Mardi 14h, le plaisir d'un café-papotage avec le jeune homme. Et au moment de partir, cette phrase "tu repasses en fin de semaine, si tu peux, puisque tu pars la semaine prochaine ?"
Mardi soir, discuter longuement au téléphone avec une amie qui semble sortir de cette sorte de torpeur qui nous éloignait l'une de l'autre : c'était un vrai échange amical.

Mercredi, soirée, manger et papoter très longuement de l'amour et de la vie avec une fille qui a l'air d'une petite sœur en sensibilité, découvrir les traits et les couleurs qu'elle a donnés aux personnages d'une histoire pour enfants écrite il y a longtemps. J'ai adoré cela.

Jeudi devait être une journée amicale : repas, ciné, spectacle de danse. J'ai finalement tout fait en solitaire, après avoir proposé à plusieurs personnes de m'accompagner. C'était le jour où tout le monde avait une bonne raison de ne pas être disponible. Je suis allée voir le film Rosalie Blum et j'ai applaudi des danseurs palestiniens avec plaisir quand même.

Aujourd'hui, une séance psycho-corpo réjouissante, encore. Et encore pousser la porte du salon. Tomber à un mauvais moment, revenir un peu plus tard avec l'accord du jeune homme, papoter une demi-heure grâce au retard d'un client. Sourire.

Être au bord d'une semaine prochaine à vivre ailleurs, dans un autre rythme : c'est vacances en famille.

vendredi 1 avril 2016

Première fois

Une mousse au chocolat pour deux,
préparée pour lui,
partagée avec moi.
Dans sa journée de travail difficile, j'ai apporté ma douceur.
Il en a apprécié les détails, il a aimé. 
En échange, il m'a offert sa vérité, une intimité.

Une mousse au chocolat pour deux,
préparée pour lui,
partagée avec moi.
Un cadeau que j'ai fait et qui fait un ricochet de bonheur.
Un cadeau qui fait sauter une résistance ancienne que j'avais.
J'ai réalisé que je n'ai pas à me protéger de ce garçon malgré l'incertitude de l'à-venir.

Juste une mousse au chocolat... et tellement plus...
Une première fois...